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  • Posté le 12 décembre 2025.

Prime pour les chefs d’équipe et les CSDS/CDU et leurs adjoints

Vous trouverez ci-joint et ci-dessous le communiqué du SNAD CGT concernant la prime pour les chefs d’équipe et les CSDS/CDU et leurs adjoints.

Le SNAD-CGT, après avoir réclamé pendant des années la reconnaissance des chefs d’équipe, après avoir demandé depuis des années une révision de la chaîne hiérarchique dans la surveillance, et après avoir consulté ses adhérents et militants, a pris la décision de voter contre la prime de chef d’équipe décidée unilatéralement par la Direction générale, fixée à 16,30€ nets par vacation (ce qui correspond à un montant médian de 195€ par an), tout comme la prime des CSDS/CDU et leurs adjoints.

On vous dit pourquoi.

D’abord parce que ce vote est symbolique, le Directeur général a décidé tout seul de ce qui était bon pour nous. L’avis des organisations n’est que consultatif puisqu’il a refusé des négociations.

Nous savons que dans le contexte actuel du niveau scandaleux de nos salaires, toute somme additionnelle peut sembler bonne à prendre. Nous comprenons parfaitement que beaucoup d’entre nous puissions être momentanément satisfaits par ce geste (« c’est mieux que ce que nous avons aujourd’hui »). La CGT a d’ailleurs refusé, avec deux autres organisations, la proposition de juin (qui était pire) et la Direction générale a présenté un nouveau projet.

Cependant, notre responsabilité syndicale nous impose de voir plus loin et de dénoncer ce qui n’est qu’une fausse reconnaissance qui masque les vrais problèmes.
D’autant que notre vote négatif n’a aucun impact sur le versement de cette prime.
La CGT avait demandé une compensation horaire d’une heure par vacation, refusée. 
La CGT avait demandé des garanties de promotion, silence absolu.

Une somme dérisoire face aux responsabilités de chef d’équipe.

Le montant de 16,30€ nets par vacation est disproportionné et insultant au regard du niveau d’expertise, des contraintes, de l’engagement quotidien et des responsabilités juridiques et pénales qui pèsent sur le chef d’équipe. Responsabilités écrites, et donc opposables, dans l’instruction cadre.

Un tel montant n’est pas une réelle reconnaissance de la fonction de chef d’équipe. Il vise simplement à éteindre le mécontentement et à faire accepter l’instruction cadre par un geste financier symbolique et faible. Nous avions demandé une prime de fonction de 150 nets par mois, le montant médian à 195€ /an est manifestement insuffisant.

Un dispositif inégalitaire

Ce type de prime, souvent lié aux contraintes de vacations ou à des dispositifs horaires spécifiques, a historiquement tendance à pénaliser les collègues féminines, souvent plus sujettes aux temps partiels, à des aménagements horaires, ou à une moindre exposition aux vacations complètes pour raisons familiales ou de santé. De même, il ne tient pas compte de la durée des vacations.

Certains directeurs ont déjà commencé à attribuer des étoiles aux chefs d’équipe les plus « méritants ». Cette prime ne sera qu’un outil de plus à disposition du fait du prince, un outil de plus pour individualiser les rémunérations, un outil de plus pour diviser.

Nous refusons que cette prime devienne un nouvel instrument, creusant les écarts de rémunération entre les agents.

Le vrai combat : La revalorisation de nos grilles salariales et de véritables perspectives d’évolution

Le véritable sujet, celui qui changera durablement notre pouvoir d’achat et la reconnaissance de notre carrière, n’est pas une prime ponctuelle. Prime qui nous le rappelons, n’est pas prise en compte pour la retraite ! Notre combat doit porter sur la revalorisation urgente et significative de l’ensemble de nos grilles salariales.

Le SNAD-CGT continuera de se battre pour une revalorisation indiciaire qui s’inscrit dans la durée, qui impacte le calcul de la retraite et qui est le seul moyen de mettre fin à la bassesse de nos salaires. 

Nous refusons de nous contenter de saupoudrage (même si nous savons qu’il peut être précieux) quand l’État doit nous accorder la rémunération que notre métier mérite.

S’agissant des CSDS/CDU et leurs adjoints, une insatisfaction partagée

Concernant cette prime, elle aussi décidée unilatéralement par la Direction générale, le SNAD CGT réaffirme que cette question n’a pas à être traitée dans les discussions sur les chefs d’équipe. En effet, les fonctions et les responsabilités ne sont pas les mêmes. Leurs fonctions méritent qu’une discussion ambitieuse leur soit dédiée afin d’envisager une juste reconnaissance de leurs missions et qu’une réflexion plus profonde soit engagée sur la chaîne de commandement de proximité, l’attractivité, la formation, la rémunération et la promotion.

Nous avons demandé qu’un cycle de véritables négociations soit ouvert, et non des décisions unilatérales ! Le Directeur général ne pourra pas refuser éternellement à toute la communauté douanière la reconnaissante qu’elle mérite dans tous ses grades, dans toutes ses fonctions, dans toutes ses spécialités, dans toutes ses missions.

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