- Posté le 25 novembre 2025.

Les correspondants sociaux, un réseau précieux à renforcer
A la DGDDI, nous avons la chance d’avoir un réseau de correspondant(e)s sociaux que beaucoup d’autres administrations nous envient. Il est très précieux pour les douaniers.
Ils sont présents pour nous accompagner dans les moments importants de notre carrière et de notre vie (logement, parentalité, arbre de Noël, réunion des retraités, conseil proche aidant) comme dans les moments difficiles (décès, accident de la vie, maladie).
Au SNAD CGT, nous pensons qu’il faut à tout prix les protéger et les valoriser. Pourtant depuis plusieurs années, le réseau des correspondants sociaux est mis à mal. Alertés par nos collègues sur les dérives qu’on leur impose parfois et par une charge de travail croissante, nous avons rencontré la DG au printemps et décidé de porter leurs demandes :
- un besoin de reconnaissance dû à une invisibilisation croissante voulue par certains directeurs
- un besoin de clarté dans leur indépendance, une réaffirmation de leur autonomie et de la nécessaire confidentialité dans les entretiens avec les agents vis à vis de la direction (souvent non respectée, la mise sous pression sur la confidentialité des dossiers n’est pas acceptable)
- un réseau en souffrance (charge mentale, isolement et solitude, souffrance au travail et charge de travail mal évaluée)
- un manque de visibilité sur l’autorité de dépendance selon les directions (DI ? DR ? pôle RH ?)
- un besoin de formations, d’outils de partage, d’échanges
- d’impensables sollicitations pour des missions « périphériques » n’ayant rien à voir avec celle de CS (PLI, accueil, responsable de site, RH, tabacs, etc) ou la gestion des tickets restaurant qui peut être extrêmement chronophage dans certaines grosses directions).
- des lettres de mission absentes, des fiches de poste peu claires sans réel inventaire de la charge de travail, une absence d’homogénéité des dossiers selon les directions. En effet, dans certaines directions, la fiche de poste est établie par le DR, dans certaines autres directions il y a une complète confusion et un manque de clarté avec des actions pour des agents qui appartiennent à des services locaux déconcentrés type DNRED, ONAF, DNGCD
- des séminaires qui doivent être plus fréquents (tous les deux ans, c’est trop peu)
- des tentatives de bâillonage dans les instances
- une absence de visibilité sur les fiches de signalement alors que les CS recueillent le mal être des agents
- d’énormes différences entre travail réel et travail prescrit.
Pour toutes ces raisons, il est temps que la DG démontre une réelle prise en compte de ces difficultés et n’attende plus pour agir. Les signaux de 2025 semblent favorables, le SNAD CGT demande maintenant du concret, des engagements pour 2026, le renforcement du réseau, c’est ce qu’attendent les correspondants sociaux et les douaniers.
Un premier pas vient d’être fait au groupe de travail « handicap », on ne lâchera pas !