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  • Posté le 21 décembre 2012 / 276 visites

GT Evolution de la chaine hiérarchique surveillance du 19 décembre 2012

Le 06 décembre, de nombreuses délégations venues de provinces et de la région parisienne se sont invitées à la grande messe du directeur général. Les agents présents ont bruyamment exprimé leurs colères et leurs ras le bol à la politique menés par notre administration depuis plusieurs années, diminution des moyens drastiques humain et matériel, et suppressions de services qui contribuent très largement à l’augmentation de la souffrance au travail. Ce ne sont pas les annonces faits par le nouveau gouvernement qui son pur les rassurer. Certes, on na parle plus de la RGPP mais de son Canada Dry la MAP.

Vous avez certainement pu le constater, mais leur colère est montée d’un cran et nous vous le disons aujourd’hui, ce n’était pas pour soutenir la filière avicole. Qu’attendez-vous ? De nouveaux drames, des débordements violents ???? Ne comptez pas sur nous pour freiner leurs manières d’exprimer leur mécontentement. Vous porterez seuls cette responsabilité.
Nous exigeons la tenue d’assises nationales au sein de notre administration. Notre pays n’a jamais eu autant besoin d’une douane forte pour lutter contre tous les trafics qui eux explosent.

Nous étions convenu que devait se tenir un GT surveillance, un GT qui aurait mérité au moins une journée et où nous aurions pu mettre à plat les difficultés que rencontrent nos collègues qu’ils soient piétons ou spécialistes, les problèmes structurels comme les KM et autres errements de MATHIEU, le renseignement… Aucun GT de la sorte ne s’est tenu depuis 2010 contrairement aux engagements de l’administration qui avait fait le vœu pieu d’en réunir un par an. Ce GT que nous espérions s’est transformé en en bilan de la réforme de la chaine hiérarchique en surveillance et à notre grande surprise pratiquement tous les documents concernent les maîtres chien. Ce sujet, certes intéressant, aurait aussi pu être traité dans un des fameux GT Su que l’on nous a tant promis.
Alors puisque nous sommes ici pour faire un point d’étape sur la réforme de la chaine hiérarchique en surveillance, soit ! Lors du précédent groupe de travail, qui s’était tenu en mars, l’administration avait expliqué que « le plus gros était fait, et qu’elle s’apprêtait désormais à rentrer dans le dur » pour reprendre ses termes. Et déjà en mars, nous avions souligné les écueils de cette réforme, la manière dont les personnels la vive, avec le manque de considération, l’impression de déclassement, le manque de lisibilité et de perspectives. Au mois de mars aucune réponse ne nous avait été faite à ces questions.

Nous voilà neuf mois plus tard, et vous allez certainement nous dire tableaux, statistiques et graphiques colorés à l’appui que la réforme avance et que tout va bien. Mais la réalité est tout autre, la chaîne hiérarchique en surveillance vit en crise, une crise qui a déjà été émaillée d’un drame. Nous avons maintenant le recul pour le dire, cette réforme a brouillé les cartes de la répartition des rôles, a créé des situations ubuesques que l’administration a du mal à maîtriser. La vérité c’est que personne ne s’y retrouve les anciens chefs d’unité B, placé au rang d’adjoint sont devenu pour certains des secrétaires, ont perdu pour partie leur autonomie et leurs missions. Les nouveaux inspecteurs et IR3 ont des rémunérations qui n’égalent pas celles des opérations commerciales à contrainte au moins équivalente. Les anciens CSD déjà en poste se sont parfois retrouvé le dos au mur, sans brigade, devant choisir entre la géographie et la surveillance.

Et puis cette réforme a créé 2 nouvelles catégories de personnel.
Les inspecteurs de la CROC SU tout d’abord qui se trouvent à mi chemin entre la surveillance et l’administration générale mais qui ne touche les primes ni de l’un ni de l’autre. Cette réforme aura permis de créer l’inspecteur le moins payé de France qui à travail identique touche 200€ de moins que ces collègues de la CROC Co dont il partage bien souvent le bureau.
Et puis il y a l’inspecteur CSDSA… Nous ne reviendrons pas sur les raisons qui ont poussées l’administration à ouvrir les portes de la surveillance à la catégorie A, la plupart des OS étaient d’ailleurs favorable à ceci car elle permet une plus grande linéarité dans la carrière en surveillance. Mais regardons plutôt l’usage qui en est fait, usage qui prouve encore une fois qu’en matière administrative l’enfer est pavé de bonnes intentions. L’inspecteur CSDSA est resté à mi chemin entre le chef de subdivision et l’adjoint au chef d’unité voire au chef d’équipe. Il cumule les contraintes des premiers avec notamment le forfait et les responsabilités d’un catégorie A, qu’on ne manque pas de lui rappeler régulièrement et les contraintes des seconds, au niveau de la rémunération et des perspectives de carrières (si vous voulez progresser passer les concours… ou n’attendez rien dans les 15 ans). Ce constat n’est pas le fait que des inspecteurs mais aussi des autres adjoints. Lorsqu’un CP su vous explique que s’il passe inspecteur il veut passer en opco parce qu’il ne veut pas faire le même travail avec plus de contraintes pour un salaire équivalent, on comprend les limites de cette réforme.

Revenons d’ailleurs sur le forfait, qui continue de constituer l’une des principales pierres de discorde entre vous et nous. Le dogmatisme non caché de l’administration (qui l’a avoué en mars dans ces termes) sur ce thème continue de nous heurter et l’amène progressivement vers l’illégalité. Certaines directions ont par exemple assuré en CTL que la règle des 48h n’étaient pas un obstacle au forfait en surveillance. Une règlementation nationale peut donc être supérieure à une réglementation communautaire ??? Le ministre de la fonction publique n’est pas de votre avis.

Enfin revenons sur cette notion d’équipe managériale. On trouve à l’intérieur de ces équipes jusqu’à 4 grades différents, avec des salaires, des contraintes horaires et des opportunités différentes voire antagonistes. La mayonnaise ne prend que pour la bonne volonté de quelques individus uniquement et d’une conscience élevée du bien commun.

Pour conclure, nous dirons que naïvement nous attendons beaucoup de ce GT. En plus des statistiques que vous nous présentez, nous aimerions en avoir d’autres, celles de la satisfaction des personnels : combien ont demandé une mutation ? combien pensent à quitter la surveillance et même la douane ? Et puis se pose le problème de la souffrance au travail, que l’on voit apparaître lorsque l’on discute avec les protagonistes. Ce sont ces informations qui nous remontent de la réforme de la chaîne hiérarchique et pas que les choses se passent bien.
Vous nous parlez chiffre, statistique, nous vous parlons humanité, souffrance, des langages difficilement conciliables. Nous osons espérer aujourd’hui que nous réussirons à nous comprendre.

Déclaration liminaire
CR GT chaine hiérarchique

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