

Retrouvez ci-dessous la déclaration liminaire lue à l’ouverture de la réunion technique qui s’est déroulée le 14 novembre à la DG, ainsi que le compte rendu...
« Notre pays est désormais confronté à une véritable submersion ; le phénomène touche l’intégralité du territoire, y compris les villes moyennes et les zones rurales.
Non seulement notre pays est à un point de bascule, mais surtout la réponse de l’État manque de moyens, de lucidité et de cohérence.
Faire preuve de lucidité sur la nature du narcotrafic et le traiter pour ce qu’il est : une menace pour les intérêts fondamentaux de la nation.
Endiguer la corruption liée au narcotrafic, notamment la corruption dite – à tort – de « basse intensité », en caractérisant les atteintes à la probité et en créant les conditions de l’incorruptibilité dans la sphère publique comme dans la sphère privée »
Ce constat, glaçant, est celui de la commission d’enquête parlementaire sur l’impact du narcotrafic en France et les moyens pour y remédier. (Lire la suite...)
Compte-rendu
La CGT quitte la séance de la Réunion Technique
La CGT Douanes dénonce l’immobilisme et le manque de volonté de l’administration suite à la Réunion Technique (RT) sur la probité du 14 novembre 2025, qui s’est tenue 11 mois après nos derniers échanges.
Face à l’absence de mesures concrètes, la CGT a pris la décision de quitter la séance à mi-parcours et de ne pas y revenir l’après-midi, refusant de cautionner ce qui s’apparente à une opération de communication des plus affligentes.
Malgré les demandes répétées formulées en janvier, la situation n’a pas progressé, illustrant le mépris de l’administration pour la réalité du travail des douaniers.
En janvier, la CGT demande des moyens humains et budgétaires
En novembre, il faut faire plus et mieux avec l’existant
En janvier, la CGT demande des mesures concrètes pour les risques extrêmes
En novembre, on nous renvoie aux travaux interministériels
En janvier, la CGT demande des formations obligatoires en présentiel
En novembre, l’administration maintient une e-formation ; la formation en présentiel ne serait pas disponible avant 4 ou 5 ans ...
En janvier, la CGT demande des ateliers de cartographie avec une présence d’agents de terrain
En novembre, on nous présente un tableau où l’on apprend que les A+ ne sont pas des cadres (on tient à votre disposition le tableau des documents de travail ; en espérant que ces données erronées ne soient pas reprises dans un RSU)
Une directive de 18 pages a été envoyée le 5 novembre. Sur le fond comme sur la forme, ce texte est "déconnecté des réalités de terrain et du quotidien des douaniers".
Moins d’une semaine après sa parution, l’opération de communication à Roissy a fait la « une » de tous les journaux télévisés, contrevenant à toutes les préconisations de cette même directive.
Le point le plus alarmant concerne la protection juridique des agents.
La Loi du 13 juin 2025 dite « sur les narco-trafics » ne sera appliquée que pour les agents de la DNGCD. Pour la surveillance, l’application est restreinte, car les services devraient opérer "uniquement dans le domaine de la délinquance et de criminalité organisée".
Il aura fallu "batailler ferme" pour obtenir l’appui de l’administration dans la procédure de levée d’anonymisation par un juge. Il n’est pas question pour la CGT de laisser un collègue se défendre seul devant la justice.
La CGT exige une application plus souple de la loi pour l’anonymisation en matière de contributions indirectes, comme cela est pratiqué à la DGFIP.
Face à l’entêtement et aux non-réponses de l’administration, la CGT a décidé de cesser toute participation. Nous laissons désormais à l’administration le temps d’établir un vrai plan de probité et surtout de protection pour les douaniers.
Nos revendications :
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