

C’est ce que nous retiendrons de cette réunion. Après plus de 2 ans de tours et de détours sur le grand chantier de la surveillance, nous pensions que la DG ne pouvait pas avancer. C’était une erreur, elle ne voulait pas !
Car lorsqu’il s’agit du GOST (Groupte Opérationnel de Soutien Tactique), elle trouve les moyens de faire : 800000 euros de budget, des locaux, des véhicules, des équipements, des heures de sport hebdomadaires, des séances mensuelles de tir et de TPCI, une reconnaissance de la pénibilité par une prise en charge à la hauteur du médecin de prévention, un suivi psychologique. Et tout ceci pour une expérimentation !
Si nous nous réjouissons que nos collègues sélectionnés pour intégrer ce nouveau service douanier disposent de moyens suffisants pour mener à bien leurs missions, une certaine amertume s’installe face au risque croissant de voir une surveillance à deux vitesses alors même que les collègues mobilisés dans les brigades classiques subissent déjà tous les risques relevés dans le cadre de cette expérimentation par le médecin de prévention :
Beaucoup de zones d’ombre subsistent encore et l’administration n’y a pas apporté de réponse.
Sur le rythme de travail de ce nouveau service, les collègues seront-ils contraints de poser des congés de façon imposée ?
Pourront-ils se faire remplacer sur les astreintes ?
Les brigades auront-elles la charge de la rédaction des procédures initiées par le GOST ?
Qui sera prioritaire sur les dispositifs qui sortent de l’ordinaire ?
Pourquoi un chargé de mission sur ce thème est déjà en place sur la DIPA ?
Les responsables de la formation au tir en Douane, de l’ENDLR, et en responsabilité sur ce sujet ont-ils été consultés ? NON !
En creux le SNAD CGT se questionne sur les diplômes reconnus par la Douane afin d’effectuer les formations validées et acceptées par la DG pour la formation des agents du GOST ?
Ou se situe l’égalité des chances lorsque les moniteurs de tir et tpci sont écartés systématiquement des dossiers choisis par l’administration ?
Si cette expérimentation venait à se généraliser, il ne serait peut être pas possible de la faire à effectif constant ! Certes les emplois prélevés pour alimenter le GOST dans la DI AURA ont été comblés. Mais une pérennisation du dispositif ne pourra se faire qu’en ayant une politique volontariste d’augmentation des effectifs ! Et davantage de loyauté dans les échanges avec ceux qui les représentent. Il aura fallu monter au combat pour obtenir la garantie de concerter et consulter TOUTES les organisations syndicales au fil de cette expérimentation.
On ne peut pas toujours faire plus avec moins !
Sur le SMBI :
La CGT a attiré l’attention de la DG sur l’importance de présenter honnêtement aux agents candidats le rythme de travail réel. Si le dispositif choisi est celui de l’itinérance et d’une exploitation mobile, les agents doivent en être informés compte tenu des incidences sur le rythme de vie. Si un régime de travail « mobile » doit être mis en place, tous les problèmes doivent être concertés.
Le sujet des effectifs sera également structurant. En effet, le déploiement du SMBI, s’il mobilise 4 agents, nécessite en réalité une escouade supplémentaire, soit un total de 8 agents. Cela n’est pas sans incidence sur la capacité opérationnelle d’une brigade. Il faudra donc fournir les fiches d’impact par brigade concernée.
C’est un moyen qui nécessite du monde ! On ne peut pas adopter de nouveaux outils sans nouveaux moyens !
La CGT a profité pour rappeler ses revendications :
De même, la CGT a demandé la production des autorisations de l’ASNR et de tous les lieux de contrôle où il pourra être déployé par les brigades affectataires (Menton, Delle, Montmélian, Cambrai, Strasbourg, Le Perthus, Bayonne, Thionville) de fiches process synthétiques pour les agents à disposition dans les SMBI. La doctrine d’emploi ne répondra pas aux questions pratiques de sécurité immédiates pour tous les agents présents sur ces dispositifs. La DG accepte.
Sur l’éligibilité des collègues CRP en tant que formateurs occasionnels à l’occasion du déploiement du SMBI : Selon la note relative à la formation occasionnelle, le sujet des formations entrant dans leur fiche de poste, ils ne seraient pas éligibles. Nous demandons à l’administration d’expertiser ce point compte tenu de la montée en puissance du dispositif, ce que la DG s’engage à faire.
Pour le moment, il n’y a pas encore de calendrier de déploiement des SMBI sur le territoire mais les SMBI ne seront pas tous mis en circulation en même temps. Il sera communiqué. Il ne faudra pas oublier de sécuriser les lieux de stockage, l’incendie volontaire au Havre le prouve !
Il a été demandé aux DI de faire remonter les besoins réels en matériels (notamment en EPI).
Pour le SMBI « portuaire », les trois prochains appareils ont subi une avarie en cours de transport maritime. Seul un appareil peut être réparé à court terme, la DG a fait le choix de celui qui sera déployé à La Réunion.
La CGT a fait part de ses inquiétudes, partagées par la DG, sur le manque criant de médecins de prévention en territoire et rappelle l’importance de consignes claires en matière de sécurité et de port des équipements de protection.
La possibilité de signer des conventions avec des médecins de ville est en cours d’expertise.
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