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  • Posté le 24 octobre 2025.

Les douaniers polynésiens vont subir la double peine avec Alan !

Les agents de Polynésie Française vont subir une rupture d’égalité de plein fouet avec l’obligation de basculer à Alan ! La start up Alan n’ayant pas prévu les remboursements en francs Pacifique, les adhérents vont subir des frais de transfert inacceptables !

La section de la CGT douanes en Polynésie française a saisi le Directeur des douanes et le Haut Commissaire de la République

Monsieur le Directeur Régional,

L’administration a décidé d’imposer aux agents la startup ALAN comme complémentaire santé en lieu et
place de la MGEFI, qui est une mutuelle.
La startup ALAN ne respecte pas le principe d’égalité tel que défini par la jurisprudence constante et effective et par le décret sur l’égalité réelle outre-mer.
D’autres points restent inexpliqués en dépit du Webinaire, il ne me semble pas utile de les aborder au regard de l’argumentaire qui va suivre.

La startup ALAN n’a pas prévu de remboursements en franc Pacifique. Elle ne prévoit que des
remboursements en euros. Aujourd’hui la monnaie légale ayant cours en Polynésie française est le franc
Pacifique.
Les remboursements de la startup Alan se faisant uniquement en euros, cela va générer
indéniablement des frais bancaires, à moins que les agents n’ouvrent un compte en euro.

On ne peut imposer aux agents des Douanes exerçant en Polynésie française d’ouvrir un compte en euro, la Polynésie française ne faisant pas partie de la zone euro.

Afin qu’il n’y ait pas de rupture d’égalité manifeste, il n’y a que deux solutions :

  • Soit la France métropolitaine et le DOM adoptent le franc Pacifique comme monnaie officielle,
  • Soit la startup Alan assure la prise en charge des frais bancaires inhérents aux conversions comme le faisait la MGEFI. Il ne me semble pas que ce soit prévu par le marché conclu avec ALAN.

In fine, une seule solution légale existe, ne pas imposer ALAN comme complémentaire santé aux agents
des Douanes exerçant en Polynésie française afin de ne pas créer une rupture d’égalité manifeste avec la
métropole et les DOM.

Nous demandons donc que les agents exerçant en Polynésie française ne se voient pas imposer l’adhésion
à la complémentaire santé proposée par la startup ALAN.

Le Secrétaire de section
Karim CHARDOT

Copie :
 Monsieur le Haut-Commissaire de la République en Polynésie française
 Confédération O Oe To Oe Rima
 SNAD CGT

Documents joints à l'article :

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