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  • Posté le 23 septembre 2021 / 57 visites

Déclaration de boycott du CHSCT de Corse du 23/09/2021

Après la fermeture des bureaux de Douane de Porto-Vecchio, Propriano, Calvi, Aleria, Maccinaggio, après la disparition de la recette régionale des douanes de Bastia, de la Brigade des Gardes-Côtes de Porto-Vecchio, de la BSE de Propriano et de nombreux services de la direction régionale, le dernier bureau des douanes de Corse du sud, situé à Ajaccio, va voir son effectif divisé par deux, le fragilisant ainsi, dans le but inavoué de miner sa pérennité. Avec le passage en force du transfert des missions fiscales douanières, à l’image du droit annuel de navigation (DAFN) ou de la fiscalité énergétique, le dernier bureau des douanes de Haute-Corse à Bastia sera également prochainement à son tour mis sur le grill de la restructuration, avec des suppressions d’effectifs à la clef.

Aussi, inéluctablement, face à un rouleau compresseur libéral en action permanente, la Douane en Corse se voit vider de ses agents, avec une amputation de quasiment 50% de son effectif en un peu moins de vingt ans. Il n’est qu’à voir le triste sort actuel de la BRR de Corse, dont la disparition officielle a été annoncée en mars dernier, avec ses 6 agents mis de côté depuis des mois, attendant péniblement la fin de leur calvaire professionnel dans le silence administratif le plus total. L’implantation d’une antenne DOD, telle une promesse de l’arlésienne, est annoncée depuis une décennie !

Pourtant, à l’heure du Brexit et de la multiplication des échanges commerciaux internationaux, de l’augmentation des espaces maritimes protégés de l’île, de la circulation croissante des personnes et des marchandises, du développement des touchées portuaires avec le continent et la Sardaigne, de la multiplication des trafics de produits illicites et du blanchiment d’argent, ainsi que du nécessaire rapprochement des services publics au plus près de la population, la direction générale des douanes, complètement à contre-courant de ce constat, impose la réduction drastique du nombre de ses agents insulaires.

Ainsi, face à ces restructurations incessantes, face à l’effritement continue du service public douanier, face à la déshumanisation de nos missions, face à la numérisation générale imposée aux agents et aux usagers à marche forcée, le SNAD CGT Corse, à l’unisson des organisations syndicales des finances ici présentes, a décidé de ne pas siéger à ce CHSCT, afin de dénoncer le climat anxiogène et angoissant au sein duquel travaillent les douaniers insulaires, avec pour seul horizon des lendemains incertains.


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