

Voici la liminaire lue par les élus du SNAD 64 au CDAS concernant le choix de la PSC.
"L’annonce a été faite aux organisations syndicales ce 22 mai 2025 : Bercy a choisi unilatéralement un opérateur
assurantiel, pour couvrir les droits en protection sociale complémentaire obligatoire en santé, de plus de 134 000
actifs et de manière facultative de 84 000 de leurs ayants-droits ainsi que 156 000 retraités et leurs ayants-droits.
Bercy a choisi la société ALAN, start-up non cotée en bourse et qui a levé des fonds étrangers depuis sa création
en 2016. Son objectif, comme toutes les entreprises de ce type est d’attirer des fonds spéculatifs avec la promesse de grosses plus-values.
Pour les banques-assurances, ces marchés des mutuelles des fonctionnaires constituent un débouché alléchant,
avec recettes garanties et payées rubis sur l’ongle par l’État. Ces organismes à but très lucratif auront le beurre et l’argent du beurre : d’un côté une clientèle captive qui lui assure des recettes régulières, d’un autre côté un
financement public (État et collectivités territoriales) dont une partie alimentera profits et dividendes !
En ce qui concerne les mutuelles, dont la MGFI, il y a tout lieu de craindre que si elles perdent le marché de la
santé et donc les rentrées financières des agent·es en activité, elles soient contraintes de mettre la clef sous la
porte. Elles ne pourront certainement pas fonctionner avec les seules recettes des retraité·es, même en augmentant fortement leurs cotisations.
ALAN n’a aucun point d’accueil physique ou téléphonique, une expérience dans la protection sociale complémentaire trop faible pour un grand contrat comme celui du ministère des Finances, un exercice comptable
déficitaire depuis sa création, un management par l’intelligence artificielle et qui n’hésite pas à délocaliser les
données Data de ses clients en Europe et en Tunisie.
Pour la CGT Finances, ce choix est uniquement politique, au service de la financiarisation et de la marchandisation de la santé.
Cela aura inévitablement pour conséquences un affaiblissement des droits pour toutes et tous, fonctionnaires,
agent.es non titulaires, retraité.es, et sans aucune garantie de pérennité de cette jeune start up.
Fragiliser les mutuelles historiques dont la MGEFI, c’est attaquer l’économie sociale et solidaire à but non
lucratif.
La CGT Finances rejette le choix retenu par le ministère qui trahit l’équilibre de l’accord unanime interministériel
en santé du 26 février 2022 permettant aux opérateurs mutualistes historiques de l’État, qui sont meilleurs en
accompagnement social des agents, en présence physique dans les services et en réseaux de soins, de remporter les marchés obligatoires, pour autant que ces mutuelles soient compétitives en termes de prix.
Cet équilibre permettait également le maintien de la solidarité entre actifs et retraités.
Pour toutes ces raisons les élus CGT Finances 64 invitent l’ensemble des agents actifs ou retraités du ministère
des Finances à signer la pétition demandant, face au financement obligatoire de chacun à hauteur de 50 % de
notre protection sociale complémentaire, le rejet du choix de ALAN et un droit de regard sur le choix de
l’opérateur.
Vous trouverez ci-dessous le compte rendu de la FS qui s’est tenue à Bayonne le 26 juin 2025
.
.
.
.
Ainsi que celui du CDAS de la même DR du 10 juin 2025 :
.
.
.
.
L'espace de réaction aux articles est réservé aux adhérents de la CGT douanes.