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  • Posté le 28 novembre 2016 / 130 visites

Appel des sections de Lyon, Chambéry, du Léman et d’Auvergne

LETTRE OUVERTE A NOS COLLÈGUES DOUANIERS

Après une déclaration liminaire, la CGT a décidé de quitter la réunion du Comité Technique des Services Déconcentrés de la DI de Lyon de ce jour. A cela plusieurs raisons :
- La parole de l’administration ne vaut rien : nous en avons pour preuve que l’engagement pris lors du CTSD du 14 octobre sur la consultation du CHSCT pour la fermeture de la Recette Locale de Villié-Morgon et pour l’évolution des missions du CSP de Lyon, n’a pas été tenu. Ces deux points se retrouvent brutalement à l’ordre du jour sans avis opérant du CHS-CT.
- L’administration bafoue délibérément les règles de fonctionnement et de consultation des instances que sont les CHS-CT et les CTSD (absence d’avis des CHS-CT, non communication des avis quand ils ont été rendus, absence de respect de la jurisprudence du Tribunal Administratif de Bordeaux du 10/06/2014)
- La disparition programmée de l’ensemble des services de la DR d’Auvergne à brève échéance.

Dans ces conditions et quel que soit l’avis donné en CTSD par les représentants du personnel, tout est plié d’avance sur le fond et la forme. Aucune proposition de la CGT ne trouve une quelconque écoute :
- arrêt des fermetures/fusions de brigades qui n’ont aucun sens dans le cadre du maintien des effectifs de la Surveillance, et éloignent encore plus les agents de leurs lieux de contrôle ;
- maintien du réseau utile des recettes régionales de proximité tout en se débarrassant de leur encadrement pléthorique et surpayé ;
- maintien du réseau des bureaux de Douane, qui s’impose dans un contexte mondialisé d’explosion de la fraude et d’un retour du désir et du besoin de protection économique.

Le CTSD n’a pour l’administration que valeur de simulacre de dialogue « social » :
- L’avis est donné ou réputé donné. Quel qu’il soit, elle peut avancer dans la mise en oeuvre de son plan de casse.
- Le délai de 2 ans commence à courir, mais elle fera tout pour ne pas le respecter en mettant en particulier la pression sur les collègues.

Dans toutes les Directions Interrégionales de France, la ou le président(e) du CTSD n’est que le petit télégraphiste de la Direction Générale qui a décidé d’imposer aux forceps son plan de casse du service public douanier que constitue le PSD.

En clair, les patrons voyous passent en force pour imposer le PSD en bafouant les règles propres à un État de droit.

A la CGT,
Nous refusons de nous situer dans l’accompagnement
du cortège funèbre de notre administration.
Nous n’abandonnons pas la lutte pour la défense des collègues
TOUT RESTE A FAIRE ET TOUT EST POSSIBLE
C’EST DE NOTRE MOBILISATION QUE DEPEND L’AVENIR.

Après 4 ans de luttes contre le PSD, commencés le 6 décembre 2012 à Ivry et notamment les formidables réussites des États généraux (18/09/2013) et des printemps douaniers de mars 2014 et mars 2015, l’Administration a repris la maîtrise du calendrier pour imposer son rythme au PSD.

La CGT appelle ses partenaires syndicaux et l’ensemble des collègues douaniers à s’inscrire dans une logique de remobilisation :
- au niveau national en organisant une manifestation nationale à Paris ou en province dans un site emblématique de la disparition de notre Administration (exemple Auvergne)
- au niveau local, en multipliant les actions de sensibilisation des acteurs économiques et politiques, comme l’ont fait 80 douaniers majoritairement Auvergnats le 24 novembre dernier à Lyon Aéroport, ou sous toutes autres formes décidées localement.

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