

La Retraite Posthume Active...
Dans un futur pas si lointain, où la retraite se mérite à l’usure…
où l’âge de départ semble suivre le cours de l’immortalité, un nouveau dispositif voit le jour :
la "retraite posthume active".
La réforme ? Un simple ajustement, paraît-il…
Désormais, même les morts n’échappent plus aux cotisations.
Les nouvelles règles sont simples : tant qu’il reste une phalange, il reste un espoir de cotiser.
Désormais, valider ses trimestres n’est plus une question d’années, mais de strates géologiques.
Même six pieds sous terre, il faut encore prouver sa motivation.
Dans les écoles, on commence déjà à sensibiliser les enfants : " Quand je serai grand, je serai centenaire salarié ! "
Les campagnes publicitaires vantent les mérites du cercueil ergonomique, pensé pour les longues carrières post-mortem.
Pendant ce temps, les anciens salariés se préparent à passer leur entretien annuel d’évaluation au fond du caveau, entre deux racines.
On parle d’un système "plus juste", "adapté aux réalités démographiques", où le repos éternel devient une pause déjeuner prolongée.
Et comme dit le nouveau slogan de la réforme : "Travailler plus… pour mourir plus longtemps."
La frontière entre vie active et mort passive s’efface doucement, dans un monde où l’on ne part plus à la retraite, mais où l’on s’y traîne... littéralement.
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