

Vous trouverez ci-dessous et en pdf la liminaire de vos représentants à la FSS de Paris Est.
La FS d’aujourd’hui va se dérouler dans un climat politique particulièrement incertain et anxiogène.
Les déclarations de l’ex-premier ministre Bayrou nous promettaient du sang et des larmes, principalement pour ceux qui en avaient déjà beaucoup versées. Ainsi pour trouver quelques quarante milliards d’économie celui-ci proposait un méli-mélo de mesures toutes aussi impopulaires les unes que les autres telles que la suppression de deux jours fériés, l’augmentation des franchises médicales, un énième gel du point d’indice, de nouvelles restrictions pour l’assurance chômage etc etc.
Le nouveau premier ministre brille, quant à lui, par sa discrétion. Il concerte, réunit, écoute en vue de constituer un gouvernement et pour ce qui nous préoccupe un budget. Nul doute qu’il faut s’attendre à de la continuité malgré les coups de semonces que sont les résultats aux dernières élections.
Coups de semonce également dans la rue avec le mouvement « bloquons tout » et l’appel intersyndical du 18 septembre qui a réunit plus d’un millions de citoyens dans les rues. Un appel intersyndical à manifester est également acté pour le 2 octobre.
Manifestement les réunions avec le premier ministre Lecornu n’ont pas convaincu les différents secrétaires généraux des organisations syndicales.
En matière de budget et alors que les administration sont évaluées très régulièrement, l’action du gouvernement qui porte sur des centaines de milliards en matière de CICE, d’aides aux entreprises, de recours aux cabinets conseils, de niches fiscales, ne souffre d’aucune évaluation, d’aucun questionnement sur l’utilisation des fonds.
C’est tout simplement ubuesque et révélateur d’un dogmatisme insensé. On aurait put s’attendre à un peu de modestie de la part de politiques qui nous ont conduits à cette situation de déficit chronique et maintenant incontrôlé ; mais l’exercice semble hors de portée de nos gouvernants.
L’observatoire interne concernant le ministère et la DGDDI est récemment sorti. Aussi catastrophique que d’habitude. Les relances incessantes pour demander la participation aux agents ont sérieusement agacé nos collègues. Relances si nombreuses, émanant de différents échelons, vécues bien souvent comme des SPAMS.
Ce qui revient dans les verbatim est la perte de sens au travail, la charge de travail, le manque de reconnaissance et notamment financier, le manque de soutient de la hiérarchie, etc.
Le constat n’est pas nouveau et le manque d’enthousiasme de nos collègues à répondre s’explique aisément.
A quoi bon répondre à un questionnaire somme toute assez long quand au final aucun plan d’actions ambitieux n’est mis en œuvre ?
Il faut le dire : on s’est habitués à ses résultats déplorables et l’exercice de mise en forme consiste en une présentation avantageuse dès lors qu’un amélioration minime ou résiduelle est détectée.
Un autre sujet traverse toute la communauté douanière et même ministérielle, il s’agit du choix de l’opérateur Alan pour la santé et GMF pour la prévoyance en lieu et place de notre mutuelle MGEFI.
Alan, qui perd de l’argent, qui est financé par des fonds de pensions, mais qui semble jouir d’un crédit certain dans les ministères. Cette société n’adhérant pas du tout à l’esprit mutualiste est et sera là pour faire des bénéfices et satisfaire des actionnaires. Si l’accord sur le socle de base les contraint pour l’instant, la disparition des mutuelles historique laissera le champ libre à ce type de sociétés dont l’objet est le profit et donc d’augmenter significativement leurs tarifs.
Notre organisation syndicale a engagé et engagera des recours contre ce choix qui ne nous paraît pas justifié. Nous craignons donc que les 39 euros de la participation de l’employeur ne soit assez rapidement englouties sous des augmentations claires ou déguisées.
Pour ce qui concerne des sujets qui relèvent de cette FS, de manière directe ou indirecte, nous pouvons évoquer le turn-over, les difficultés d’installation des nouveaux arrivants, le manque d’attractivité, les sous-effectifs, la charge de travail, la souffrance, la difficulté à se projeter dans notre administration, les conflits interpersonnels dont certains débouchent sur des disciplines et d’autres des déplacements d’office, le mécontentement toujours aussi fort envers les LDG que ce soit en matière de mobilité ou d’avancement, ces sujets sont depuis longtemps identifiés mais toujours aussi prégnants.
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