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  • Posté le 27 novembre 2019 / 44 visites

Déclaration liminaire au CTSD Ile de France

Monsieur le président,

Nous avons parcouru l’ordre du jour de ce CTR et les documents de travail que vous nous avez communiqués avec beaucoup d’intérêt. Cet intérêt était d’autant plus nécessaire que le nombre de points abordés est comme souvent, conséquent. Et comme souvent, même si ce n’est pas une tendance que nous observons seulement dans ce comité technique de services déconcentrés, le nombre de points soumis au vote est assez faible comparé au nombre de points communiqués pour information.
Et finalement, à bien y regarder, on constate que ces points auraient pu être abordés dans n’importe quel autre CTSD que nous avons tenu ici, sans autre modification que la date.

Car nulle part on ne trouve dans votre ordre du jour les sujets qui inquiètent véritablement les douaniers !

Ce qui intéresse nos collègues aujourd’hui, c’est avant tout leur avenir, celui de leurs missions, de leurs structures, de leurs emplois. Vous nous présentez un plan annuel de prévention des risques dans lequel les agents font part de leurs plus vives inquiétudes sur ces sujets. Mais dans le cadre de l’exercice qui nous contraint aujourd’hui, vous êtes obligé de traiter ces questions comme un problème de néon trop brillant ou de VMC mal entretenue.
Nous savons bien que ce n’est pas que votre faute, que ces sujets lourds de sens seront traités à Bercy et partiellement à la DG. Mais votre rôle est, presque autant que le nôtre, de relayer les craintes des agents sur les sujets les plus structurants pour notre administration.

Nous vous demandons donc de bien vouloir faire remonter ces angoisses au plus haut niveau de décision possible et de revenir avec des informations qui pourront avoir du sens pour les agents franciliens : que va-t-il arriver à la sûreté, à la fiscalité énergétique, aux contributions indirectes, aux agents des PGP ou des SRE ? Pourrez-vous nous dire ce qu’il va advenir des fonctionnaires qui seront directement touchés par les restructurations qui nous affecteront et s’ils seront protégés dans le cadre d’un accompagnement ministériel ou s’ils seront laissés à l’abandon avec dans la main, et pour les protéger, la seule loi Dussopt qui permet de transformer des douaniers en brancardiers sur simple caprice du préfet.

Mais ce n’est pas le plus angoissant, nous savons tous que le gouvernement a dans ses cartons des réformes encore plus dangereuses pour notre société : privatisations d’ADP ou de la française des jeux, mais aussi la réforme des retraites. Cette réforme, que nous combattrons jusqu’à son retrait définitif, n’est en vérité qu’une manoeuvre détestable pour appauvrir encore les travailleurs tout en prétendant leur offrir un ruissellement qui ne viendra jamais.

Nous terminerons cette déclaration liminaire en rappellant que notre organisation appelle les agents à se joindre au mouvement de mobilisation du 5 décembre contre le projet Delevoye.


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