Intelligence artifielle et revendications "IRL"
Un groupe de travail sur l’intelligence artificielle et la cybersécurité s’est tenu à la DG la semaine dernière, en voici le compte rendu :
"En liminaire le SNAD CGT a rappelé que notre syndicat reste ouvert aux évolutions technologiques uniquement si elles apportent un plus aux agents en termes de conditions de travail et de bien-être.
L’utilisation de l’IA générative est déjà dans les moeurs des collègues, ancrée depuis des mois. Changer leurs habitudes sera difficile : il faut de la pédagogie et non de la répression.
Concernant les soucis de cybersécurité, c’est un problème strictement lié à l’employeur. Il doit mettre en place tous les outils nécessaires pour que les agents puissent exercer sereinement leur activité, et cette charge ne doit pas basculer du côté de l’utilisateur, d’autant plus si il n’est pas correctement formé.
Si l’avènement de l’IA générative est inéluctable, nous exigeons que celle-ci permette enfin la mise en place de la semaine de 32 heures en 4 jours.
Cette RT s’inscrit dans un contexte de transformation numérique accélérée de l’administration, confrontée à des défis colossaux en matière de souveraineté numérique, de protection des données personnelles et professionnelles, d’évolution des métiers et de préservation des conditions de travail des agents.
Des projets de modernisations inatteignables ou difficilement réalisables économiquement il y a 12 mois, peuvent aujourd’hui être menés avec un coût économique maîtrisé et une durée de travail réduite.
La Direction générale affiche une ambition résolue de moderniser l’institution et de « gagner du temps » grâce aux technologies de pointe. La CGT a exprimé de vives inquiétudes. Nous avons dénoncé la précipitation
des déploiements, les risques accrus d’intensification de la charge de travail, la sous-traitance à des prestataires
privés qui peuvent stocker des données dans des clouds gérés par des entreprises extra-européennes et les failles béantes en matière de sécurité informatique et de protection des données sensibles."
La suite de notre compte rendu se trouve dans la pièce jointe :