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  • Posté le 29 avril 2020 / 109 visites

Un agenda social déconnecté des réalités

Les organisations syndicales ont reçu hier un agenda social absolument déconnecté des réalités...
C’est comme si le Premier Ministre n’avait pas appelé à la prudence
C’est comme si le Ministre n’avait pas annoncé le report des réformes à 2021 lors de sa conférence de vendredi dernier...

Les douaniers vivraient-ils en dehors du monde ?

Bonjour,

J’accuse réception de cet agenda qui a visiblement vocation a être diffusé très rapidement, donc sans aucune possibilité de concertation.

Permettez-moi tout de même quelques remarques, à l’aune du discours du Premier Ministre devant l’Assemblée Nationale tout à l’heure :
La reprise du dialogue social en présentiel me semble extrêmement prématurée et ne tient absolument pas compte des déplacements des élus.
Certaines réunions semblent également ne pas tenir compte du caractère impérieux que nous nous étions fixé...à savoir l’état d’urgence sanitaire.
Nous voyons apparaître divers sujets comme les LDG promotions, ou les missions fiscales, entre autres, qui nous semblent totalement déconnectés de nos réalités actuelles.
Imaginer que nous pourrions envisager un retour à la normale aussi rapidement est absolument surréaliste, voire irresponsable.

Nos priorités pour l’heure et jusqu’à début juillet a minima, sont de nous inscrire dans le cadre tel que défini à l’instant par le Premier Ministre : "les incertitudes doivent nous conduire à ne pas nous relâcher". Ainsi, en limitant les accès aux transports en commun, en limitant les déplacements, en interdisant la ré-ouverture des cafés/restaurants/hôtels, etc, il confirme que le déconfinement ne peut être que progressif, et qu’il est réversible à tout moment.
Les premières étapes sont clairement identifiées.
Le plan présenté est un appel à la reprise des activités extrêmement prudent. Dans ce cadre, la reprise du dialogue social de la DGDDI telle que proposée paraît bien relative.

Pourquoi autant de précipitation à vouloir convoquer certains groupes de travail ou CAP dans des conditions aussi précaires ?
La sagesse devrait nos conduire à une reprise en septembre, pas avant.

En qualité d’employeur, vous avez une obligation de protection des travailleurs.
En qualité de secrétaire générale de l’organisation syndicale que je représente, il est de mon devoir de protéger les élus et mandatés, locaux ou nationaux, dans l’exercice de leurs prérogatives. Qu’ils ne subissent ni pression, ni contraintes, si dégradation de leur condition d’exercice.

Au delà de ces considérations, les élus et mandatés de notre organisation doivent être respectés. Ils doivent pouvoir exercer leurs prérogatives dans les conditions correctes exigées par leurs mandats. Préparer collectivement, avec le matériel et les documents complets à disposition, en respectant les gestes barrières et la distanciation physique, pouvoir se concerter en toute confidentialité, doubler le temps de leur préparation au besoin, tel était le sens de notre courrier que nous vous avions fait parvenir. Nier ce travail collectif, ne pas tenir compte des difficultés de déplacement et d’hébergement des élus, ou de préparation des instances est une forme de mépris. Vous connaissez leur engagement, leur assiduité, et malgré cela vous les mettez en situation difficile.

Dans l’attente de vous lire.
Cordialement,
Pour le SNAD CGT,
Manuela DONÀ


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