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  • Posté le 13 mai 2026.

Travail le 1er mai : une brèche toujours inacceptable

Grâce à nos alertes syndicales et nos mobilisations, Lecornu a été contraint d’enterrer la proposition de loi, portée par la macronie, soutenue par la droite et l’extrême droite. Cette proposition de la loi devait permettre aux entreprises de faire travailler près d’1,4 millions de les salarié·es le 1er mai (la proposition de la loi sénatoriale initiale aurait même contraint 2 millions de salariés à travailler le 1er mai).

Mais le Premier ministre, a dans la foulée, déposé un projet de loi concernant le 1er mai. Il répond en cela aux désidératas du patronat qui entend poursuivre son travail de sape des droits des travailleurs et des travailleuses et remettre en cause le seul jour férié dans le droit du travail obligatoirement chômé et rémunéré.

Malgré l’opposition de l’ensemble des organisations syndicales, le projet de loi sera mis en débat lors de la séance au Sénat du mardi 16 juin. En resserrant son champ d’application aux « boulangers pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes », le projet de loi ne vient pas « sécuriser » une situation existante. La loi actuelle ne faisait pas de débat : Elle ne permettait pas de faire travailler les salariés. Il s’agit bien d’étendre la dérogation existante.

Il y a donc urgence à contrer ce nouveau projet. Il est essentiel de poursuivre et d’élever le rapport de force en impliquant davantage et à mener la bataille avec tous nos syndicats, nos syndiqué·es et plus largement les travailleurs et les travailleuses. L’urgence n’est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions.

Nous devons rappeler aux parlementaires qu’ils et elles doivent répondre aux urgences sociales : salaires, carburant, emploi, lutte contre les mort·es et accidents du travail, et non qu’ils et elles remettent en cause les conquêtes sociales !

Vous pouvez retrouver le communiqué ci dessous de l’intersyndicale

Et le projet de loi inacceptable : https://www.senat.fr/leg/pjl25-588.html


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