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  • Posté le 23 novembre 2015 / 136 visites

Rien ne sera plus jamais comme avant...

Il y aura un avant et un après les attentats du 13 novembre 2015. Cela est vrai pour la société française dans son ensemble, c’est tout particulièrement vrai pour la DGDDI et ses agents.

Individuellement, les douaniers comprennent et partagent la douleur, la tristesse, la colère et la sidération qui touchent toute la population d’autant plus que deux de nos collègues ont été fauchées par les balles des meurtriers.

Collectivement, notre administration va être profondément et durablement transformée par la décision du Président de la République de lui attribuer 1000 emplois à créer sur deux ans, rompant ainsi avec plus de 20 ans de destruction d’effectifs qui avaient mené à la suppression de 6000 postes_ :

« _Et je n’oublie pas l’administration des douanes qui devra être renforcée de 1_000 postes pour que nous puissions assurer le contrôle aux frontières dès lors qu’il sera utilisé._ » (Discours de M._François Hollande devant le Congrès le 16 novembre 2015, source_ : elysee.fr)

Le « Projet Stratégique Douanier » - qui n’avait décidément rien de stratégique et visait d’abord à supprimer des emplois - est donc totalement et définitivement caduc.

Nos décideurs doivent s’y adapter et diamétralement « _changer de logiciel_ » afin d’être capables de penser le développement de la douane et non plus sa réduction graduelle à peau de chagrin.

Nous avons plusieurs longueurs d’avance sur eux au SNAD CGT, car c’est sous l’angle du renforcement et du développement que nous envisageons la douane et ses missions.

La mise en œuvre de la décision présidentielle présentée devant le Congrès ne peut se réduire à affecter 1000 agents de la surveillance dans des brigades en frontière terrestre pour procéder ponctuellement à des contrôles renforcés sur les voyageurs_ : ce serait un gâchis tant la richesse des missions douanières peut être plus utile à notre pays.

Nous ne prendrons qu’un exemple mais il vient de haut. Dès le lendemain de son discours à Versailles, le Président de la République lui-même affirmait à la tribune de l’UNESCO que l’un des moyens de lutter contre Daesh était de combattre les trafics qui l’alimentent financièrement_ :

« _La première de ces priorités, c’est la lutte contre les trafics des biens culturels. Il faut savoir qu’en ce moment même, l’organisation terroriste Daesh délivre des permis de fouilles, prélève des taxes sur des œuvres qui vont ensuite alimenter le marché noir mondial, transitant par des ports francs qui sont des havres pour le recel et le blanchiment, y compris en Europe.La France a donc décidé d’introduire un contrôle douanier à l’importation de biens culturels et intégrera dans son droit les résolutions du Conseil de sécurité interdisant le transport, le transit, le commerce du patrimoine culturel mobilier ayant quitté illégalement certains pays._ » (source_ : elysee.fr)

Nous pensons sincèrement que la défense acharnée des missions douanières menée depuis des années en intersyndicale a pesé sur la décision présidentielle. Il ne s’agit pas pour autant d’une « _victoire_ » étant données les circonstances dramatiques dans lesquelles elle a été prise. Une occasion historique se présente donc d’envisager le dialogue social dans notre administration non plus sous l’angle de la confrontation mais celui de la coopération. Nous y sommes prêts. A l’administration de prouver qu’elle l’est également en commençant par suspendre toutes les mesures de réorganisation en cours et en proposant un programme de discussion sans a priori sur l’avenir de notre administration.


Rien ne sera plus jamais comme avant...

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