

Le 19 mars 2026, la Vice-procureure en charge de la direction de la section de la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) affirme qu’il n’y a pas de trafic de stupéfiants sans complicité et compromission des travailleurs.
Cette affirmation jette l’opprobre sur tous les travailleurs et les salissent.
La CGT douanes a demandé au Directeur général de réagir.
La CGT douanes lui a écrit et exigera un droit de réponse auprès de la rédaction du Parisien.
Objet : droit de réponse
Réf : article du Parisien du 19/03/26
Madame la Vice-procureure,
Vous avez eu l’occasion de répondre à quelques questions du journal (web) du Parisien à l’occasion de la mise en examen de seize hommes et femmes, présumés coupables de trafic de stupéfiants par voie aérienne via l’aéroport de Roissy.
Dans cet article, vous rappelez les faits de corruption, selon vous incontournables.
A cette question, vous affirmez la compromission avec les travailleurs, qu’ils soient douaniers, agents aéroportuaires, dockers, etc.
Vos accusations vont même jusqu’à dire que sans ces travailleurs corrompus, il n’y aurait pas de trafic.
Nous ne pouvons tolérer, en tant que représentants des personnels dont la priorité est de défendre les intérêts de tous les agents des douanes, en tant que syndicat de la CGT, de vous laisser affirmer de tels propos qui jettent l’opprobre sur tous les travailleurs.
Non, ce ne sont pas les travailleurs qui sont responsables des trafics.
à la Direction générale des douanes, les cas de complicité de criminalité sont extrêmement rares car les agents sont particulièrement sensibilisés à la déontologie et au risque de corruption, en formation initiale comme en formation continue, à l’occasion des évaluations qui ont lieu chaque année, et lors de la diffusion du rapport annuel de déontologie.
Dans d’autres secteurs, des travailleurs sont victimes d’intimidations, de menaces sur eux-mêmes ou leur famille, voire de séquestration ou de meurtre.
Aux douanes, pour votre parfaite information, nous avons perdu 6000 emplois ces dernières décennies, par la volonté politique d’affaiblir le service public douanier. Chaque jour, sans les effectifs suffisants, sans matériel adapté, sans formation à la hauteur des enjeux, souvent contraints de divertir à des missions qui ne sont pas les nôtres, les douaniers s’engagent sans faille dans la lutte contre tous les trafics. Notre Administration, celle qui est au cœur du contrôle des marchandises, est celle qui assure chaque année plus de 70 % des saisies de stupéfiants.
Jeter le discrédit sur les douaniers, salir leur professionnalisme, s’attaquer aux conséquences des trafics et pas aux causes est une lourde responsabilité que vous portez. Les responsables des trafics, ce sont les trafiquants.
C’est l’état du service public de la justice et de la douane et leur abandon qu’il faut dénoncer.
Nous allons saisir la rédaction du Parisien pour obtenir un droit de réponse et avons saisi notre Directeur général afin qu’il rétablisse lui aussi l’honneur des douaniers qui ne méritent absolument pas vos accusations.
Madame La Vice-procureure, recevez mes salutations.
L'espace de réaction aux articles est réservé aux adhérents de la CGT douanes.