Indigne de parler d’"incident"

Suite à la visite domiciliaire d’il y a quelques jours à Vire, les agents des douanes ont été contraints de faire feu pour se défendre et défendre leurs collègues. L’infracteur présumé est décédé.
La Direction générale a communiqué sur l’Intranet, qualifiant le drame d’"incident".

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Un mort n’est pas un "incident". Un mort est un drame.

Le 22 octobre 2026, à Vire (Calvados), une visite domiciliaire dans le cadre d’une enquête a tourné au drame absolu : un homme de 35 ans, armé, a été mortellement blessé lors d’un échange de tirs avec des agents des douanes. Aucun blessé côté douanier, mais une vie perdue, des familles détruites, et des agents profondément marqués par ce qu’ils ont vécu.

Pourtant, dans l’intranet, on ose qualifier ces faits d’« incident »

Non. Un mort, ce n’est pas un "incident". C’est une tragédie humaine, une épreuve collective pour les agents impliqués, et une réalité violente qui rappelle les risques extrêmes de nos missions.

Pourquoi ce mot est inacceptable ?

Un « incident », c’est un imprévu mineur, un dysfonctionnement technique, une erreur de procédure.
Un mort, c’est l’échec ultime de la prévention et de la sécurité.
Minimiser les mots, c’est minimiser les vies. Celle de la victime, mais aussi celles des agents qui, malgré leur professionnalisme, se retrouvent confrontés à l’irréparable.
C’est un manque de respect envers les familles, envers les collègues sous le choc, et envers la gravité des enjeux de nos métiers.

Ce que nous exigeons :

✅ Des mots justes : parlons de drame, de tragédie, ou de faits graves, mais pas d’« incident »
✅ La reconnaissance des risques : nos missions exposent les agents à des situations extrêmement dangereuses. Cela doit être assumé par la hiérarchie et les institutions
✅ Un soutien sans faille pour les agents impliqués : la cellule psychologique et la protection fonctionnelle sont des droits, pas des faveurs.

Solidarité et dignité.
En tant que syndicalistes, nous refusons la banalisation de tels événements. Chaque vie compte. Chaque agent mérite d’être protégé, écouté et respecté.

Un drame n’est pas un incident.