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  • Posté le 11 juin 2026.

G7, les douaniers jetés en pâture !

Présidée par la France le sommet du G7 à lieu cette année à Evian-les-bains.
Réquisitionnés, 250 douaniers du Léman subissent et craignent pour leur sécurité, dénoncent les risques auxquels ils sont exposés, sans aucune compensation ou reconnaissance par ailleurs.

Nous alertons le Directeur général en soutien à nos collègues.

Présidée par la France le sommet du G7 à lieu cette année à Evian-les-bains. La sécurisation des lieux est bien sûr au cœur du dispositif d’autant plus que des casseurs identifiés sont attendus. Ce ne sont pas moins que 20 000 policiers et gendarmes, 700 militaires et 250 douaniers qui constitueront l’essentiel du dispositif de maintien de l’ordre.

Rappelons que cette nouvelle réquisition des douaniers se fait sans aucune reconnaissance ou compensation.

Nos collègues douaniers sont sollicités et manifestement leur présence sur certains lieux est très problématique pour leur propre sécurité. Les douaniers ne sont en aucun cas formés pour des missions de maintien de l’ordre et leur présence en deuxième ligne doit s’inscrire dans un dispositif de lutte contre la fraude ou de soutien.

Ainsi la BSE de Bellegarde sera positionnée dans la gare de Genève Cornavin le 14 juin, jour de l’organisation du « NO G7 », à proximité de la manifestation, qui potentiellement peut entraîner de nombreux débordements. Les estimations extrêmement élastiques prévoient en 300 et 6000 casseurs... Les manifestants seront quant à eux entre 40 et 50 000.

Ainsi nous avons appris que sur cette même gare de Genève, les gardes frontières suisses se sont désengagés pour le 14 juin. L’explication étant que leur administration les estime en danger réel et immédiat. Le DR du Léman, de son côté, estime que non et ne veut pas retirer les collègues de ce service.

Pour toutes ces raisons nous exigeons que la présence de nos collègues, dans un endroit qui pourrait s’avérer être une souricière, soit reconsidérée.

Les agents des douanes ont l’habitude de répondre présents aux multiples sollicitations dont ils font l’objet, mais quand le cadre qui leur est imposé ne correspond absolument pas au cadre pour lequel ils ont été formés, il est nécessaire d’assurer avant tout leur sécurité et de clarifier ce qui leur est demandé.

Leur positionnement au BCNJ dans la gare rend impossible l’évacuation en cas de débordements. Quelles sont les consignes qui ont été données ? En cas d’incidents et d’affrontements quelles sont les priorités et les process retenus pour assurer la sécurité de nos collègues ?

Manifestement le gouvernement veut de la présence en uniforme pour protéger les 7 « grands » de ce monde et se soucie fort peu de ceux qui vont assurer leur sécurité. Les douaniers excellent dans les missions pour lesquelles ils ont été formés, les exposer dans le cadre de missions qu’ils ne maîtrisent pas est irresponsable et si un drame devait advenir la responsabilité de notre administration et du gouvernement serait engagée. Nous invitons nos collègues à déposer un droit d’alerte, à remplir le cahier hygiène et sécurité, à communiquer à la presse, à saisir le préfet et à exiger une solution alternative.

Il y a urgence !

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