

L’Ifop a mené pour la CGT une grande enquête auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 Français.
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse ainsi que les chiffres clés de ces résultats.
L’intégralité du dossier se trouve en pièce jointe.
Les chiffres clés de l’enquête
• 68% des Français se déclarent favorables à l’organisation d’un référendum sur la réforme des retraites adoptée en 2023.
• En cas de consultation, 65% des votes exprimés seraient en faveur de l’abrogation de la réforme.
• 61% des Français souhaitent un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans.
• Bien qu’en nette baisse (-15 points depuis 2022), le soutien au rétablissement de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans reste majoritaire : 56 % des Français y sont favorables, un chiffre qui atteint 66 % chez les salariés.
• Interrogés sur leur perception du départ à la retraite, 50% des actifs déclarent l’envisager avec inquiétude, contre 30% en 1971.
• 54% des actifs estiment ne pas être en mesure de travailler à temps plein jusqu’à 64 ans.
• Le système par capitalisation ne suscite la confiance que de 29% des Français.
• Pour financer le retour de l’âge légal à 62 ans, les Français se disent massivement favorables à la taxation des dividendes versés aux actionnaires (82%), ainsi qu’à la hausse des cotisations patronales (76%).
Communiqué de presse
Au moment où les discussions sur la réforme des retraites de 2023 reprennent au sein du conclave lancé par le Premier ministre, la question du report de l’âge légal, de la soutenabilité du système et de ses modalités de financement revient au cœur du débat public.
Afin de mieux comprendre le regard des Français sur les mesures en vigueur et les alternatives actuellement portées par les différents acteurs sociaux, l’Ifop a mené pour la CGT une grande enquête auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 Français.
Les résultats de l’enquête mettent en évidence la résilience de l’opinion publique française face à un contexte international de plus en plus tendu : crises géopolitiques persistantes, retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, nouveaux tarifs douaniers et augmentation des budgets de défense en Europe.
Autant de bouleversements qui, en théorie, auraient pu entraîner un glissement des priorités dans l’opinion publique, notamment en faveur de la sécurité ou d’un recentrage budgétaire.
Pourtant, ces évolutions n’ont pas infléchi de manière significative le jugement des Français à l’égard de la dernière réforme des retraites, ni affaibli leur attachement au modèle par répartition.
Même dans un contexte où l’actualité internationale pourrait justifier une redéfinition des priorités, le passage de l’âge légal à 64 ans continue de susciter une opposition massive, assortie d’un soutien large et transversal à l’organisation d’un référendum, au-delà des clivages politiques et sociaux traditionnels.
L’enquête fait également apparaître une nette préférence pour des solutions de financement alternatives, perçues comme plus équitables : fiscalisation des dividendes, égalité salariale femmes-hommes, hausse des cotisations patronales…
À l’inverse, les pistes impliquant un allongement de la durée de travail ou un recours accru à la capitalisation continuent d’être source de méfiance et d’inquiétude pour une majorité de citoyens.
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