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  • Posté le 28 juin 2005 / 298 visites

GT "Formation Professionnelle" du 28 juin 2005

Depuis de nombreuses années, le contenu des formations est beaucoup plus stable à Rouen et à Neuilly/Tourcoing qu’à La Rochelle. Aujourd’hui encore ce sont le contenu et les modalités de formation des personnels de la surveillance qui posent le plus de questions.

Etant donné le peu de temps dont nous disposons pour aborder des sujets aussi vastes, nous ne nous attacherons pas aujourd’hui au bilan de la formation.

1° Formation en alternance

Nous sommes favorables au principe de la formation en alternance, d’ailleurs, vous en tirez vous-même un bilan globalement satisfaisant tout comme les agents et les chefs de service. Nous en sommes d’autant plus agréablement surpris que nous nous souvenons que vous avez adopté l’alternance pour de strictes raisons de contraintes techniques du fait de la surcharge des écoles, sans avoir développé de réelle réflexion de fond dans ce domaine.

Certes, il est nécessaire de recadrer le contenu et les modalités des phases théoriques et pratiques et de compenser les surcoûts de cette modalité de formation par les stagiaires. Cependant, l’abandon pur et simple de l’alternance pour de simples raisons budgétaires nous semblerait un grave manque d’ambition dans le domaine crucial de la formation.

Nous vous rappelons nos positions et nos propositions sur ce thème :

Nous souhaitons ouvrir une discussion sur les évolutions nécessaires à l’amélioration de l’efficacité et récusons l’abandon que vous programmez. Les contraintes budgétaires ne doivent pas influer sur les choix en matière de formation initiale.

Nous mettons en avant quelques principes forts :
- Définir les fondamentaux de la formation initiale.
- En particulier, en matière de formation sécurité, la maîtrise réelle d’un petit nombre de techniques simples est à privilégier plutôt que d’essayer d’enseigner trop vite trop de choses mal maîtrisées qui finissent par être aussi dangereuses pour les agents que les usagers.
- La formation de sécurité nous semble être une excellente chose pour pouvoir faire face à une agression lors d’un contrôle. Cependant d’autres techniques simples ainsi que des rappels déontologiques appuyés doivent également être enseignées afin d’éviter qu’un contrôle ne tourne trop facilement au conflit qui pourra déboucher sur une agression. L’immobilisation et le menottage ne sont pas des modes normaux d’exercice des contrôles et encore moins l’extraction d’un véhicule. La prévention des conflits avec les usagers doit d’ailleurs être également développé pour les services des opérations commerciales.
- Prendre en compte les évolutions réglementaires dans la formation.
- Améliorer la formation sur les actes et les procédures contentieuses et pas seulement à La Rochelle.
- Le stage pratique ne doit pas pallier le manque d’effectifs des services.
- L’importance du tutorat et du suivi de la formation.
- Par ailleurs, la formation aux premiers secours pourrait être rendue obligatoire, au moins à La Rochelle. Au-delà de la sécurité que cette formation apporterait pour les collègues, les usagers en situation de détresse comprennent mal qu’un agent de la force publique soit incapable de leur apporter le moindre secours.

2° Classement effectué sur la base des résultats au concours

A priori, l’idée de pouvoir procéder à une affection des stagiaires avant la fin de la formation paraît intéressante, la notation du stage restant la référence pour la titularisation. Cependant, le système que vous envisagez présente trop d’inconvénients de mise en œuvre.

Tout d’abord, vous devez avoir conscience que cela signifie la fin des "amphis blancs" dans lesquels l’administration trouvait largement son compte.

Ensuite, le mode de classement que vous proposez n’est pas juste ni égal même si nous comprenons et soutenons votre souci de ne pas pénaliser trop fortement les internes. En cas de recours judiciaire, votre édifice risque de ne pas tenir.

Cela aurait d’ailleurs une autre conséquence : les agents reçus à double titre auraient intérêt à retenir le concours interne contrairement à ce qui se pratique traditionnellement. Par ailleurs, il se pose toujours le problème de certains agents rentrant en formation de façon décalée par rapport à leur concours.

Dans ces conditions, nous nous prononçons très clairement pour le maintien du système actuel.

3° Stage théorique

Rentrée différenciée : oui sur le principe

Le mot interne employé est impropre, seuls les agents ayant suivi un stage depuis moins de cinq ans ne participeront pas à la première phase.

Des précisions sur la semaine de stage et oral de fin de stage : dans les écoles ou les services ?

4° Présentation des OS dans les écoles

Sur ce dossier, nous pensons que nous pouvons aisément arriver à un large accord. Nous sommes sensibles au fait que vous ayez retenu le système que nous vous proposions pour l’école de Rouen.

Il y a cependant un petit malentendu : notre proposition ne concernait que Rouen lorsque nous l’avons formulée. Nous pensons aussi que ce serait la mieux adaptée pour l’école de Tourcoing.

Dans les deux cas, nous précisons tout de même que les lundi et vendredi sont à exclure.

En revanche, pour La Rochelle, le système actuel nous convient : présentation sur une journée précédée d’une présentation de la Commission Paritaire des Elèves. Nous vous demandons de ne pas le changer.

Pour ce qui est de baser l’ordre de passage sur le résultat des élections, nous aurions du mal à ne pas être d’accord mais nous sommes prêts à écouter les avis des autres organisations syndicales.

5° Projet d’arrêté sur l’aptitude physique

Sur la présentation : nous réfutons l’affirmation en préambule que "la police et la pénitentiaire ont des missions analogues", nous sommes confrontés à des conditions comparables dans l’exercice de nos missions.

Sur le fond : vous introduisez une nouveauté concernant le dépistage de "produits illicites". Cela nous pose un vrai problème car l’administration pratique ici un détournement de procédure caractérisé. En effet, la toxicomanie, au même titre que l’alcoolisme voire la tabagie, est une addiction qui relève de la médecine dont la médecine de prévention.

La consommation de produits stupéfiants, en revanche, est une infraction à la législation que la douane est chargée d’appliquer et relève à ce titre d’une procédure disciplinaire.

Nous récusons totalement le mélange des genres et mettons l’administration devant ses responsabilités en matière de discipline. Pour sa part, la CGT assume les siennes.

6° Formation continue

Sur ce point, nous tenons à nouveau à exprimer nos craintes les plus vives sur le lien entre le responsable FP et les besoins du terrain du fait de la réforme des AG. En effet, nous demandons :
- une formation plus en phase avec les préoccupations des agents en privilégiant les formations concrètes applicables dans le travail de tous les jours,
- de rapprocher le plus possible la formation de la demande exprimée par les agents,
- la mise en place de niveaux de formations par thème,
- d’élargir à des formations plus généralistes dépassant le cadre strictement utilitaire (par exemple dans le cadre de la préparation aux concours),
- de prévoir une doctrine d’emploi du formateur occasionnel,
- la prise en compte du temps de formation dans le calcul des effectifs et en particulier en intégrant des heures de sport dans l’emploi du temps des unités Surveillance.

7° Questions diverses en lien avec la formation

- état critique du parc moto

- défilé La Rochelle :

Nous n’épiloguerons pas sur une question sur laquelle la parité syndicale n’est pas unanime, celle de savoir si c’est bien le rôle et la place de la douane d’aller défiler le 14 juillet pour prouver que nous n’avons pas deux uniformes identiques et que nous n’avons jamais ressenti le besoin d’apprendre à marcher au pas pour exercer nos missions.

Sur ce point, vous connaissez notre position et nous n’envisagerons de la réviser que lorsqu’il s’agira de défiler entre les enseignants et les infirmiers, derrière la fanfare des impôts. Et d’ailleurs, pour cela, nous préférons la douceur printanière du Premier Mai.

Nous ne lancerons donc pas le débat sur ce point mais nous souhaitons revenir sur la valeur que vous accordez à l’intérêt de la formation à l’école de La Rochelle.

En effet, le Directeur de l’ENBD a décidé d’accorder une journée libre le 15 juillet + une autre journée de repos aux élèves volontaires pour participer au défilé, traditionnellement appelé "militaire", du 14 juillet à La Rochelle.

Notre première question sera donc de savoir quel était le programme des enseignements de la journée du 15 juillet. S’ils présentent un réel intérêt pédagogique, comment peut-on justifier d’en dispenser une partie des élèves ? S’ils n’ont aucun intérêt, quel plaisir sadique l’administration trouve-t-elle à priver les stagiaires -et les enseignants du même coup- de la possibilité de passer un week-end prolongé en famille au milieu de l’été ?

Nous vous demandons donc que cette journée à laquelle le Directeur de l’ENBD ne semble pas accorder une importance exagérée soit libérée pour tous.

Question subsidiaire si vous ne souhaitez pas modifier cette décision : la possibilité de bénéficier d’un week-end à rallonge ayant séduit deux fois plus de candidats qu’il n’y a de place à pourvoir dans le cortège comment se ferait alors la sélection entre les "défileurs" et les autres ? Les volontaires non retenus bénéficieraient-ils quand même de ces congés supplémentaires ?


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