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  • Posté le 17 novembre 2005 / 213 visites

GT "Aéromaritime" du 17 novembre 2005 - Déclaration préalable commune

Lors du CTPC du 30 mai dernier, le directeur général souhaitait, concernant les évolutions du dispositif aéromaritime, que « la discussion soit la plus ouverte possible et qu’elle ne se limite pas à la cartographie des services ». Il indiquait que « les réunions qui se tiendront dans les interrégions maritimes devront permettre d’aborder l’ensemble des questions relatives à l’aéromaritime et notamment celle des missions et du pilotage de l’activité. »

Ces discussions ont eu lieu et le constat est amer. C’est la déception qui domine tant les éléments avancés par les personnels n’ont pas été pris en compte dans la mesure où la cartographie proposée le 6 octobre dernier est à peu de chose près la même que celle annoncée le 1er février.

Celle-ci avait entraîné un très fort mécontentement qui s’est exprimé de la manière que l’on sait le 9 février.

A l’issue du dernier groupe de travail le 6 octobre, les syndicats CGT, CFDT, UNSA, FO et SOLIDAIRES (dans un communiqué commun) estimaient que le dispositif proposé ne correspondait absolument pas aux ambitions affichées de renforcer le rôle et la place de la douane dans le domaine maritime et rejetaient fermement les propositions de l’administration.

Nous réaffirmons solennellement et tout aussi fermement aujourd’hui notre désaccord et notre désapprobation quant aux propositions unilatérales de la DGDDI.

En conséquence, nous exigeons aujourd’hui même que l’implantation des unités soit revue en profondeur. La suppression de 11 VGC et de 10 VSR en contrepartie de deux patrouilleurs, dont l’efficacité reste à démontrer, est inacceptable, tout comme nous refusons catégoriquement la réduction de 136 emplois dans les effectifs de la surveillance aéromaritime.

Par ailleurs, nous exigeons :
- l’implantation d’un troisième équipage sur l’ensemble des VGC et un abondement des effectifs des VSR, afin d’optimiser les moyens,
- des garanties en matière de budget de fonctionnement,
- la communication du plan de renouvellement des moyens promis par la DG lors de la dernière réunion,
- la reprise des formations et des mutations afin de combler les vacances sur les résidences.

Nous vous rappelons également notre opposition catégorique à la mise en place d’un régime de travail des 16/24ème.

Plus généralement, et cela concerne tous les douaniers aujourd’hui, nous constatons des dysfonctionnements importants quant à la mise en œuvre du dispositif « d’accompagnement » des restructurations. Nous sommes alertés par de nombreux collègues qui se voient exclus des mesures alors qu’ils sont victimes de réorganisations. Les dernières CAP Centrales « Mutations » ont été l’occasion de dénoncer cette situation.

Nos collègues, sous la pression d’une hiérarchie qui pousse les agents à la porte des services, ne sont pas demandeurs de la situation qui leur est faite.

Ils n’ont pas à en payer les conséquences. Personne ne doit être perdant dans la mise en place des réformes décidées par l’administration seule.

Nous tenons à dire pour terminer que les réponses aux questions aéromaritimes que nous souhaitons immédiates, tangibles et concrètes, qui seront apportées à la suite de cette déclaration liminaire, conditionneront notre participation à ce groupe de travail.


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