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  • Posté le 17 novembre 2005 / 274 visites

GT "Aéromaritime" du 17 novembre 2005 - Compte rendu

La DG torpille le dialogue social !

La CGT donne lecture, dés l’ouverture du groupe de travail à 9H00, d’une déclaration commune (disponible sur notre site) CGT, CFTC, CFDT, FO, SOLIDAIRES et UNSA comportant plusieurs exigences :

- La révision de la cartographie présentée le 6 octobre 2005

- L’implantation d’un troisième équipage sur toutes les VGC et l’abondement des effectifs VSR

- La communication du plan de renouvellement des moyens et la garantie d’un budget de fonctionnement adapté à l’exercice des missions publiques qui nous sont confiées

- La reprise de la formation initiale « marins » et des mutations afin de combler les vacances sur les résidences

- L’abandon du régime de travail des 16/24ième

Causes toujours, tu ne m’intéresses pas !

Monsieur le Directeur adjoint, en réponse à ces propos liminaires, déclare immédiatement qu’il n’est pas à l’ordre du jour de revoir la cartographie proposée le 6 octobre. Il développe alors un argumentaire, à l’identique de celui ressassé pour chaque réforme, consistant à expliquer, « les larmes aux yeux », que le budget étant ce qu’il est, il n’est pas possible de faire autrement. Aussi, les engagements pris par la Direction Générale auprès des ministres ne permettent pas aujourd’hui de revoir les implantations soumises à la discussion et qu’il est difficile, voire impossible, de revenir sur l’économie générale du dispositif et donc sur la cartographie.

Revoir la carte du dispositif aéromaritime reviendrait à « rompre » l’équilibre décidé au plus haut niveau, précise le Directeur adjoint. Il poursuit en admettant que le « dispositif proposé est dur dans ses conséquences et que ce n’est pas de gaieté de cœur que la direction générale doit faire plus avec moins (sic). Notre rôle, à la direction générale, c’est de faire le mieux possible avec les moyens contraints que l’on nous donne ». Fermez le ban !

L’ensemble des organisations syndicales est intervenu pour demander que la direction générale fasse un pas vers les personnels et ouvre à nouveau une discussion sur l’implantation des moyens et leur doctrine d’emploi.

Se moderniser est vital !

Les représentants de la CGT ont ainsi affirmé, une fois encore, qu’ils n’étaient pas des partisans du statu quo. Il ne fait aucun doute pour personne qu’une réforme de notre dispositif aéromaritime est plus que jamais nécessaire. Oui, le renouvellement et la modernisation de notre outil aéronaval sont une nécessité absolue afin d’appréhender le trafic et lutter efficacement contre la fraude dans un environnement en pleine mutation.

Affirmer comme le font les ministres et l’administration que la lutte contre tous les trafics est une priorité absolue et imposer des objectifs quantitatifs pour y parvenir est une chose. Se donner véritablement les moyens de cette ambition là en est une autre. Car il s’agit tout de même de l’avenir d’un service public et nous affirmons haut et fort que la douane est une administration socialement utile. Les orientations choisies par l’administration aujourd’hui vont à l’encontre des besoins de nos populations et mettent en danger la sécurité et la sauvegarde de nos concitoyens.

Mon royaume pour un patrouilleur

Dans ce contexte par exemple, les représentants du personnel ont fait état à plusieurs reprises, mais ce n’est pas nouveau, de leur perplexité quant à la mise en service de moyens lourds (les Patrouilleurs garde-côtes), notamment quant à leur doctrine d’emploi dans le dispositif. Comme à son habitude, l’administration a balayé les réflexions des organisations syndicales d’un revers de main. Monsieur le Directeur adjoint réaffirme que la mise à l’eau de ces PGC est un choix stratégique de la direction générale. Il précise qu’en effet ces moyens ne viennent pas en complémentarité du dispositif existant et que cela engendre des conséquences sur le reste de la flotte.

Nous savons ce que cela signifie concrètement dans le projet d’implantation. Un patrouilleur équivaut à 4 vedettes garde-côtes. Comme nous l’avions déjà écrit, la direction générale se paye sur la bête en passant par-dessus bord 136 emplois et 21 moyens nautiques (11 VGC et 10 VSR). Malgré les nombreux arguments développés par les représentants du personnel, la direction générale campe sur ses positions. Elle fait de la mise en service des patrouilleurs un préalable. Cette conception dogmatique est inquiétante. Elle nous renvoie à la situation vécue par les personnels des affaires maritimes qui ont connu, depuis l’arrivée du Thémis et de l’Iris, des restructurations conséquentes qui se sont traduites par la quasi disparition des ULAM (unités littorales des affaires maritimes).

Nous apprenons à cette occasion que les contrats concernant la construction du premier patrouilleur n’ont pas.encore été signés. Il existe donc encore la possibilité de débattre de cette question.

Appel à la raison

Devant le refus répèté et obstiné des représentants de l’administration, les syndicats signataires de la déclaration préalable ont demandé une suspension de séance à 10h45. A l’issue de celle-ci, les représentants du personnel ont de nouveau appelé la direction générale à rediscuter sur l’ensemble des points soulevés en commençant par celui de l’implantation des unités.

Çà va pas être possible !

Monsieur le directeur adjoint a déclaré de manière ferme et définitive : « Je n’ai pas mandat aujourd’hui pour rediscuter de cette question ». Alors que depuis la veille pourtant, la direction générale avait connaissance de cette demande intersyndicale, elle n’en a tenu compte à aucun moment. Pourquoi un tel entêtement ?

En définitive, l’administration n’avait d’autre ambition ce 17 novembre, que de vendre son « produit », et lui seul, sans tenir compte de l’avis des personnels. On fait mieux en matière de dialogue social, c’est le moins que l’on puisse dire !

Les représentants du personnels n’ont pu que constater le fossé que l’administration creuse elle-même avec ses agents. Comment dans ces conditions continuer à débattre avec un interlocuteur qui ne le souhaite pas ?

La direction générale a fermé la porte du dialogue et a contraint les organisations syndicales à interrompre la séance de travail et à quitter les lieux à 11H00 précises, exception faite du SNCD. Nous regrettons amèrement cet état de fait. L’administration ne veut pas entendre les personnels. Elle ne peut pas s’étonner par conséquent de la réaction des représentants du personnel.

Face à cette situation, les organisations syndicales ayant quitté la séance lancent un appel ferme à l’ensemble des douaniers et par conséquent aux marins, pour faire du 29 novembre 2005 un temps fort revendicatif.

Ceci doit permettre de créer les meilleures conditions pour que le 2 décembre 2005, jour de la tenue du CTPC, ayant entre autre à traiter de la réforme aéromaritime, soit un second temps fort dans la mobilisation. L’engagement et la détermination de l’ensemble des personnels dans les arrêts de travail, les rassemblements et les manifestations conditionneront l’avenir de notre administration et celui des personnels tant au niveau professionnel que familial.

Agissons tous ensemble pour notre avenir commun

Les représentants de la CGT : Sylvie Basségana (BSN Port Bacarès), Alain Ronze (BGC Bastia), Michel Nicolo (BSN Concarneau), Didier Rapiteau (BGC Boulogne) et Alain Brombin (bureau national)


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