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  • Posté le 8 juin 2006 / 479 visites

Manifestation du 7 juin à La Rochelle

Le Directeur Général des Douanes a réuni ses Directeurs régionaux et interrégionaux à l’Ecole de La Rochelle du 7 au 9 juin pour « cadrer » la réforme du dédouanement.

Le 7 juin, une centaine d’agents, principalement de la Direction de Poitou-Charentes/Limousin se sont invités à cette réunion. Au fur et à mesure de leur arrivée, ils ont accueilli tous les responsables de notre administration devant le portail de l’école et leur ont fait part, tout à la fois, de leur vif désaccord quant à l’affaiblissement du service public douanier, de leurs inquiétudes quant à la situation personnelle des agents et du ras-le-bol généralisé dans les services face une « foire à la réforme » permanente depuis de nombreuses années.

Vers 14H, le Directeur général lui-même recevait le même accueil et accordait immédiatement une audience aux représentants des syndicats présents accompagnés de deux agents OP/CO de la direction.

Pendant plus de deux heures, les échanges ont porté sur de nombreux points de blocage sans épuiser le sujet ni modifier sensiblement les positions des uns et des autres.

Les OS et les agents ont rappelé l’importance des missions de la douane et la nécessité d’un réseau pour les mener à bien ainsi que les inquiétudes des agents qui ont déjà subi pour certains une ou plusieurs restructurations.

Le DG a réaffirmé, en substance, qu’une réforme était nécessaire pour tenir compte de l’élargissement de l’Union européenne et des évolutions réglementaires et techniques de nos activités. Selon lui, il s’agit de la dernière réforme d’ampleur pour définir un cadre à peu près stable à notre administration et qu’il « ne (s’)amuse pas, seul dans son bureau à jouer au mécano avec les structures » et encore moins « aux pions avec les agents ». Concernant l’accompagnement social des réformes, sans fermer tout à fait la porte à d’éventuelles discussions, il a insisté sur le fait que le traitement des situations individuelles était encadré à la fois par des dispositions au niveau de la Fonction publique et au niveau du Ministère des Finances. En pratique, le dispositif risque donc de se limiter aux aides à la mobilité que nous connaissons déjà (IEM et CIEM). Il a tenu à souligner le fait que la Direction générale se soucie de régler les situations individuelles difficiles des agents restructurés « et, la plupart du temps, y arrive »...

Seule petite ouverture : les cartographies et schémas d’implantation des services présentés par les Directeurs dans les Groupes de travail locaux « ne sont pas figés et seront rediscutés localement ». Nous avons demandé quelle marge de manœuvre et quelles consignes auraient les Directeurs pour discuter alors que jusqu’à présent, ces « discussions » étaient restées purement formelles. Le DG nous a indiqué que la réunion de La Rochelle visait justement à définir ce cadre (mais cela dépendra aussi et surtout de la mobilisation des personnels !).

Beaucoup de domaines ont été abordés mais le manque de temps a empêché d’aller au fond des choses, ce qui n’était de toute façon pas la vocation d’une mobilisation d’ampleur régionale. Rendez-vous est pris pour le 15 juin : le DG anticipe que le Groupe de travail sur le dédouanement n’aura pas lieu comme prévu du fait de l’appel à la mobilisation mais accède par avance à une demande d’audience à cette occasion.

Notre sentiment, en sortant de cette rencontre, est que tout n’est pas figé mais que la Direction générale attend de mesurer le rapport de force avant d’envisager des concessions. Il est donc important de saisir les décideurs politiques et les acteurs économiques, de les informer de l’importance d’un service public douanier de proximité afin qu’ils pèsent sur les orientations du gouvernement et les choix de notre administration.

Dans l’immédiat, il est surtout impératif de réussir
une mobilisation de grande ampleur le 15 juin
pour ouvrir de véritables espaces de négociation.


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