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  • Posté le 11 octobre 2015 / 188 visites

Tomber la chemise...

Suite aux événements de cette semaine à Air France, nous avions envie de réagir, après tout, le combat que connaît Air France pour sa survie, n’est en fin de compte pas si différent du nôtre contre le PSD....
Les images ont fait rire certains, et choqués d’autres, mais il est clair qu’elles n’ont laissé personne indifférent. Voir un homme, torse nu, touché dans sa dignité, fuir devant une foule en colère n’est pas anodin. Il faut donc se poser la question de la violence. Une violence double, celle que les dirigeants d’Air France ont subi, celle qui a été visible et médiatisée, et une plus insidieuse, moins visible, qui a conduit à cette extrémité, la violence du capital contre les travailleurs.

C’est la violence qui mène à la violence, et le combat des travailleurs a toujours été émaillé de violence. A t on seulement fait le compte de tous ceux qui sont tombés sous les balles des patrons et des forces de l’ordre afin d’acquérir les droits qui sont désormais les nôtres ?

La violence est inhérente au combat social, toutefois, elle ne doit pas être encouragée. Notre société a changé, nous faisons tout désormais pour éviter que l’intégrité physique des personnes soit attaquée. La preuve en effet, les réactions des médias et de la justice, face aux événements, stigmatisant certains syndicalistes et quelques travailleurs ! D’aucun, esprits chagrins, diront que cela n’a rien d’étonnant, après tout,
les médias et la justice sont à la solde de l’ordre établi... mais sans aller jusque là, le fait est que rien ne peut justifier de nos jours que l’on en arrive à des violences physiques.

Rien ne peut justifier... mais expliquer oui... Car cette violence physique est un symptôme avant tout. C’est la réponse à cette autre violence, celle du capital. Comment expliquer à des travailleurs que leur travail, et donc leur vie, la vie de leur famille, leur avenir, est lié à des décisions dont les origines sont urement financières ? Comment rester de marbre lorsque quelques membres d’un onseil d’administration se réunissent afin de savoir comment faire des coupes dans le budget de manière à ce que les boursicoteurs reviennent faire des énéfices... Le fondement de l’ultra capitalisme est là, faire le maximum de bénéfices sans se soucier des gens que l’on écrase. Combien d’emplois seraient sauvés si on baissait les salaires de tous les hauts dirigeants ? Démagogique ? Certainement. Equitable et humain ? Encore plus !

Il arrive un moment où les masses en ont assez d’être laborieuses et utilisées comme la variable d’ajustement du capital. On ne peut le vivre que comme une injustice, et face à celle-ci quelles sont les armes ? Attendre le soutien du ouvernement ??? Ceux qui ont choisi cette voie attendent encore. Attendre que le système change ? Mais aucun système ne change spontanément !
Tous les changements ont été accouchés dans l’opposition, et pour certains dans la violence... Alors, une fois atteint le point de non retour, que reste t il ? À part la violence...

Bref, nous ne voulions pas ici faire l’apologie de la violence. En effet, il ne faut jamais la cautionner. Par contre, il ne faut pas croire qu’elle soit gratuite, elle est générée par le système et par un autre type de violence.
La violence physique est avant tout l’exutoire du désespoir, et si notre société ne eut pas voir fleurir ce genre d’action, il va falloir qu’elle se réforme, en profondeur.


Tomber la chemise...

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