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  • Posté le 22 février 2019 / 339 visites

L’inconséquence d’un directeur met en danger les agents

Lettre ouverte à Monsieur le Directeur Interrégional,

Vendredi dernier à deux heures trente un équipage de la Guardia Civil a échangé des coups de feux avec l’occupant d’un véhicule à l’issue d’une course poursuite qui s’est terminée à hauteur de la frontière côté français. Les faits sont d’une extrême gravité, mais ce qui l’est plus encore à nos yeux est la manière dont cette information a été répercutée.

Nous avions précédemment attiré votre attention sur les insuffisances de la chaîne de communication entre les services de sécurité transfrontaliers et pour vous dire la vérité nous avons été tentés de reprendre notre tract suite à l’attentat de Trèbes en changeant les lieux et la date. Qu’attend donc l’administration pour mettre en place un protocole d’urgence en pareil cas ? A l’heure des téléphones portables ça ne semble pas hors de portée. Mais non seulement ce protocole n’existe pas, mais il aura fallu attendre trois heures pour que le CCPD d’Hendaye prévienne le CODT de Marseille et que normalement nous soyons enfin alertés du danger … mais non. Avec un échange par nuages de fumée nous aurions au moins pu intercepter l’information. Les PCT régionaux sont devenus des CLI, devenu à leur tour des CODT mais qu’y avons-nous gagné ? Nos chères élites cassent tout ce qui fonctionne, pardon, elles centralisent pour une meilleure efficience… Résultat trois heures du CCPD au CODT et une heure de plus du CODT à nos services … et encore par mail sur les boîtes fonctionnelles, même pas un appel direct. Le plus terrible c’est que ce même CODT n’a même pas informé les collègues ayant fait la prise d’écoute.

Nous souhaitons ici vous faire part de notre profonde émotion et de notre colère face à ce nouvel événement qui révèle une nouvelle fois les insuffisances de notre administration. Et nous sommes malheureusement en droit de croire que rien encore ne sera fait cette fois ci pour faire évoluer les choses. Alors monsieur le directeur imaginez que cet événement ait eu lieu quelques heures plus tôt avec les mêmes lenteurs dans la transmission de l’information et qu’une escouade ait été présente au petit péage du Boulou ou que le protagoniste se soit caché et ait repris son chemin trois heures plus tard… tout ceci sonne comme un avertissement sans frais. Nous attendons maintenant que des mesures soient urgemment prises pour éviter que ceci ne se reproduise. Et si malheureusement un incident de la sorte devait se reproduire ayant cette fois des conséquences dramatiques, vous ne pouvez que vous douter que nous vous en tiendrons pour responsable.


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