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  • Posté le 4 mars 2019 / 27 visites

ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES - Le 8 mars à 15h40 : « L’heure des comptes » !

POURQUOI ?

Ce sont les Islandaises qui ont lancé les premières cet appel. Elles ont lancé l’idée d’arrêter le travail à 15H40, puisque payées 25% de moins qu’un homme.
Ce mouvement est un mouvement international dans lequel s’inscrivent nombre d’associations françaises.
15H40 c’est l’heure à laquelle les femmes arrêtent d’être payées chaque jour, sur la base d’une journée standard (9H00-12H00/13H30-17H00)
Sachant que les femmes représentent 48,2% de la population active, alors pourquoi 19 % des femmes dans la fonction publique travaillent-elles gratuitement à partir de 15H40 ?
Nos employeurs publics nous doivent des comptes et l’État employeur est loin d’être exemplaire en la matière.
Chacun·e de nous compte et nous voulons toutes et tous le dire et le faire savoir le 8 mars !

La « ségrégation professionnelle » joue sur les salaires.
Les femmes peuvent accumuler un retard de carrière tout au long de leur vie professionnelle, parce qu’elles sont victimes de discriminations, notamment du fait de leur maternité, du temps partiel, de l’articulation vie professionnelle/vie privée, de la dévalorisation des métiers à prédominance féminin.
Cette logique économique est inacceptable : les femmes à temps de travail égal et qualification égale sont moins payées que les hommes.

EN DOUANE : QUELQUES CHIFFRES

Les femmes ne représentent que :
- 37,52 % des effectifs, avec une forte chute dès que l’on atteint la catégorie A+ (22%).
- 25,28 % des effectifs de la surveillance (contre 49,41 % en AG/CO).
- 25% des lauréats des concours externes de catégories B et C.

Les douanières sont un peu moins nombreuses que leurs homologues masculins à bénéficier des actions de formation continue (88,81 % pour les femmes contre 90,30 % pour les hommes).

61,80 % des passages à temps partiel sur demande concernent les femmes, proportion portée à 75 % quant il s’agit des AG/CO ou de la catégorie A.

62,61 % des agents en télétravail sont des agentes.

Au-delà des statistiques, il y a également bien d’autres sujets sur lesquels notre administration pourrait porter son effort concernant la mise en œuvre effective de l’égalité professionnelle femmes/hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes dans le cadre du travail. L’équipement et la doctrine d’emploi des armes et du vestiaire en surveillance pourraient être singulièrement améliorés (utilisation du HK et de son équipement comme le porte plaques lourd, gilets pare-balles non ergonomiques…).

Le plafond de verre du déroulement de carrière doit être complètement dynamité, afin de permettre un meilleur accès à l’avancement pour toutes les douanières et un meilleur accès aux postes d’encadrement (il n’existe pas par exemple de statistiques sur le taux de femmes exerçant des responsabilités en surveillance dans le bilan social que publie chaque année la DG).

Dans le même temps, l’allongement des carrières, les promotions arbitraires, l’individualisation… mis en œuvre par le gouvernement aggravent les discriminations qui frappent les femmes.
Et le projet de loi de « transformation de la Fonction publique » ne fera qu’accentuer les inégalités entre les femmes et les hommes, par :
– la généralisation de la rémunération au mérite et le culte de la performance au détriment du service public rendu ;
– la mise à mal d’instances tels que le CHSCT, seul outil de lutte contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles, ou la CAP, seul outil de défense des agent·e·s en matière de déroulement de carrière,
– le développement de la précarité et de la flexibilité par un recours accru aux contractuel·le·s…

La CGT défend une approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est-à-dire que cet enjeu doit être pris en compte en amont, et avant la prise de décision. L’objectif de l’égalité réelle doit être intégré à l’ordre du jour des instances et à chaque étape de la prise de décision.

Le 8 mars à 15H40, rassemblons-nous pour :
- Des mesures contraignantes pour la suppression des écarts de rémunération et des inégalités
- Un budget dédié pour la revalorisation des filières à prédominance féminine et des grilles indiciaires
- La suppression des freins à l’avancement
- L’obtention d’une analyse sexuée des conditions de travail
- La reconstitution des carrières de celles qui ont subi une pénalisation
- La mise en place d’un plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles

L’égalité entre les femmes et les hommes
est incontournable parce qu’elle participe
au progrès social de toutes et de tous !

Tract SNAD CGT 8 mars 15h40

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