logo-impression
  • Posté le 18 janvier 2019 / 137 visites

Déclaration de la CGT à l’ouverture du comité technique de réseau hier

Hier se tenait le premier CTR de la nouvelle mandature.
Il s’est déroulé dans un climat très tendu en raison de la rigidité d’une administration qui s’arque boute sur des règles de fonctionnement, mais surtout en raison du manque de réponses à nos nombreuses questions sur le Brexit.

Quoi qu’il en soit, nous sommes ravis de voir que certaines organisations syndicales rejoignent les revendications salariales portées par la CGT douanes depuis 18 mois.

A l’aube de cette nouvelle année, permettez-nous de vous adresser nos vœux à tous. Vœux de santé bien entendu, il ne saurait en être autrement. Vœux de bonheur également, car il y a une vie pour chacun d’entre nous en dehors du travail. La prospérité ne sera pas au rendez-vous de manière équitable probablement cette année encore même si nous la souhaitons vivement. Quant à nos vœux de réussite, ils ne s’entendent probablement pas de la même manière des deux côtés de la table, certains ayant plus à cœur de gagner la justice fiscale, la justice sociale, l’équité de traitement de tous les citoyens, la défense des droits de chacun, l’humanité, la défense des services publics territoriaux, hospitaliers ou d’État, l’augmentation des salaires et des retraites, la défense du système de retraites par répartition ou de la Sécurité Sociale, les autres la mise en œuvre des décisions d’un gouvernement arrogant, méprisant, sourd, aveugle, au service des minorités les plus riches.

Souhaitons nous plus de loyauté, à commencer par le problème rencontré au moment de l’attribution des sièges dans les CAP centrales. Souhaitons nous plus de rigueur, puisque nous n’avons toujours pas le PV du CTR de décembre 2017 pourtant promis le 2 octobre dernier, ainsi que d’autres. Si la CGT avait été entendue dans la démarche Ambition DG, les effectifs de la Direction générale auraient été à la hauteur de vos engagements. Souhaitons-nous de la transparence au-delà des grands discours. Souhaitons nous la volonté de faire au moins un CTR en formation hygiène et sécurité par an.

Nous allons aborder aujourd’hui un CTR ô combien structurant pour nos missions. Le Brexit, dont nous parlons depuis deux ans sans avoir de moindre contour, se dessine peu à peu, au moins dans les documents de travail. Nous aurons l’occasion d’apporter de nombreux commentaires sur ce sujet. Commentaires sur l’apparition tardive de documents promis le 2 octobre dernier, commentaires sur le manque d’anticipation, commentaires sur le chiffrage largement sous-estimé des recrutements, commentaires sur les oublis, les calculs, les arrondis, commentaires sur les annonces médiatiques et la réalité du terrain, commentaires sur le ressenti des parlementaires que nous avons rencontrés, mais surtout commentaires sur les douaniers de terrain, ce qu’ils en savent, ce qu’ils font, ce qu’ils feront, ce qu’ils en pensent, ce qui les inquiète et ce qu’ils souhaitent.
25 ans que les douaniers font des efforts sans compter. 25 ans qu’ils s’adaptent, courbent l’échine face aux réformes, voient leurs bureaux et brigades fermer, s’adaptent encore, sans augmentation de salaire, sans reconnaissance, finalement sans trop manifester leur mécontentement car ils aiment leur métier et le connaissent mieux que personne.
Voici donc la nouvelle. La grande nébuleuse Brexit. Celle dont on ne dit rien, dont on ne sait rien. Une nouvelle réforme structurante qui arrive sur un réseau douanier que vous et vos prédécesseurs avez fragilisé depuis 25 ans en supprimant 6000 emplois, en fermant à tour de bras bureaux, brigades et services.

En octobre dernier, vous nous disiez ne pas avoir su précisément calculer la charge de travail supplémentaire liée au Brexit. Finalement, le 11/01/19, à renfort de grands calculs, le chiffre devient tellement précis qu’il correspond (si on ne tient pas compte de l’arrondi de 16 emplois, rien que ça !) parfaitement aux 700 emplois annoncés par le Ministre Darmanin il y a quelques mois. Magique ? Miraculeux ? Les mots nous manquent.

Pour notre part, devant le rapporteur spécial de la commission des finances qui a été pour le moins surpris que nous n’ayons pas d’éléments à lui fournir le 5 octobre sur le Brexit et ses conséquences à la DGDDI, nous n’avons pas menti, pas camouflé les recrutements Brexit de 2018 pour boucher les sous-effectifs chroniques dans tous les services, pas inventé ce que vous refusiez de nous donner. En 2016, après les attentats et l’annonce du recrutement de 1000 douaniers, un directeur ici-même avait tenu les propos malheureux de l’opportunité de ces recrutements pour la DGDDI. Pour le Brexit, personne ne l’a encore dit, mais les annonces de recrutements semblent combler les vacances d’emplois plus que renforcer la Douane. Nous avons fait état à l’assemblée nationale de quelques vérités qui n’avaient pas été transmises aux députés. L’impact sur les résidences des Hauts de France oui évidemment. Mais aussi l’oubli de l’ensemble des bureaux et brigades (parfois supprimés) de la façade Manche, les missions ferroviaires, les bureaux de fiscalité qui allaient devoir devenir des bureaux de dédouanement, les infrastructures et les moyens inexistants pour assurer les contrôles, les missions aéroportuaires, les contrôles sanitaires, etc etc etc. Nous y reviendrons.

Enfin, et c’est le premier point que nous aborderons, nous souhaitons un éclaircissement sur les propos écrits dans la note de présentation du nouveau règlement intérieur et dans le règlement intérieur lui même qui ne reprend pas les engagements ministériels de la secrétaire générale dans le PV du CHSCTM du 17/03/15. Nous ne laisserons pas dégrader davantage un dialogue social déjà bien difficile. Ceci dit, au regard des projets gouvernementaux sur l’avenir des instances de représentativité et leurs prérogatives, je suppose que nous devrions nous satisfaire de ce que nous avons…mais nous ne sommes pas faits de ce bois.

Documents joints à l'article :

Réagir

L'espace de réaction aux articles est réservé aux adhérents de la CGT douanes.