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  • Posté le 8 avril 2021 / 53 visites

COMPTE RENDU CAPC N°5 DU 8 AVRIL 2021

C’est dans un contexte sanitaire particulier que s’est tenue cette CAPC. Malgré la bonne volonté de l’administration et les moyens mis à disposition des organisations syndicales (nous étions réunis dans 3 salles différentes, reliées par visioconférence, en plus des représentants en audio et visio), l’exercice a été extrêmement compliqué et l’ensemble des dossiers n’a pu être étudié. Seuls les recours de 2018 ont été traités.

L’examen de ces dossiers a été l’occasion d’une véritable leçon sur les figures de style : suggérer sans le dire, faire semblant de ne pas vouloir le dire mais le dire quand même, rendre une réalité moins brutale.

Autant de pas de deux pour ne jamais remettre en cause la parole de la hiérarchie. Une hiérarchie locale qui s’est attachée dans l’ensemble des dossiers présentés à utiliser le CREP pour régler ses comptes avec les agents, faisant état de comportements jamais étayés, refusant le contradictoire, et condamnant une deuxième fois des agents déjà concernés par une sanction disciplinaire.

Nous avons rappelé ce que devait être un entretien d’évaluation : un moment d’échange entre l’évaluateur et l’agent. Et le CREP ne doit pas être instrumentalisé aux fin de « régler ses comptes » avec un agent.
Nous avons rappelé ce que devait être la CAPC : une instance capable de se prononcer sur le fond et capable de déjuger des notateurs trop imprécis ou injustes.

Alors bien sûr nous avons obtenu des modifications phraséologiques. Mais il s’agissait essentiellement de changements à la marge, ne reflétant en rien la réalité du vécu et du ressenti des agents. La CAPC doit rester l’instance où la parole de l’agent peut et doit être entendue surtout lorsque cela n’a pas été le cas localement. Il ne peut y avoir une présomption de vérité envers la parole de la hiérarchie locale et le débat contradictoire doit avoir lieu au sein de cette instance.

A l’heure où les droits des personnels à travers leurs représentants élus sont de plus en plus réduits, à l’heure où il ne reste plus que la phraséologie pour évaluer un agent, à l’heure où les postes à profil se multiplient, y compris pour la catégorie C, à l’heure où les promotions seront réalisées dans l’entre soi des conseils de direction restreints, il est plus que jamais indispensable que la parole des agents ne soient pas confisquée et mise en doute systématiquement.

Pour les élus du SNAD CGT
Laurence BERENGUER (GRANGE), Michel LAURENT et Anne AZOULAY-FRAVEL


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