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  • Posté le 12 mai 2016 / 837 visites

C’était leur premier congrès

Jeudi 12 mai, le congrès du SNAD CGT est maintenant bien avancé, la dernière ligne droite se profile, après trois jours de débats intenses et constructifs. C’est le moment pour certains de faire le point, sur leurs attentes, leurs impressions et le bénéfice éventuel qu’elles et ils pourraient en tirer dans leur activité au quotidien.

Rachel Wang Fong est secrétaire de la section de La Réunion depuis maintenant 2 ans. Originaire de l’île elle a souhaité regagner sa région après La Rochelle et un passage apprécié au Havre. Le congrès de Port Vendres est son premier congrès. Elle est venue en métropole avec un autre camarade de sa section, même si cela est très lourd financièrement.

Christelle Bertin nous vient de la section du Havre où depuis plus d’un an, elle a la lourde tâche de remplacer… Manuela Dona, actuelle secrétaire générale du syndicat. C’est également son premier congrès. Elle s’est déplacée avec trois autres déléguées, toutes des femmes, sa section étant majoritairement féminine.

Nos deux camarades reconnaissent que le syndicalisme au féminin est encore aujourd’hui difficile à gérer. Les barrières sont encore nombreuses, y compris, malheureusement dans le syndicalisme, mais cependant, les choses progressent et évoluent dans le bon sens.

En ce qui concerne le congrès proprement dit, toutes deux confirment que ce congrès a été pris très au sérieux dans leur section respective, bien préparé, de façon collective en amont.
Elles regrettent pourtant une certaine complexité dans les documents préparatoires adressés aux sections et aux adhérents. Pour bien appréhender ceux-ci, un mode d’emploi, une boite à outil aurait faciliter les choses, pourquoi pas avance Rachel un « livret du primo congressiste » qui lui aurait facilité la prise en compte des « méandres congressistes », assez obscures pour une nouvelle participante.

Mais pour Rachel, comme pour Christelle, c’est le poids de la vie syndicale elle-même qui constitue, non pas un obstacle, mais une difficulté dans la gestion de l’activité syndicale, comme dans la répartition et la séparation vie syndicale, vie personnelle. La difficulté est sans doute la même pour les hommes, mais les camarades féminines ont le grand mérite de poser le problème.
C’est bien parce qu’elles ont souhaité préparer avec un grand sérieux ce congrès, avec les camarades de leur section que l’une et l’autre regrettent l’extrême complexité par moment, des documents, ce qui les rend peu accessibles, voir difficilement amendables : « on ne sait pas par quel bout les prendre ». C’est d’autant plus dommageable qu’elles considèrent que leurs sections se rajeunissent et se féminisent. Une certaine évolution serait sans doute nécessaire, au moins dans la forme des document.

Toujours est-il qu’elles ont toutes les deux maintenant une idée très claire de la façon dont elles pourraient préparer leur (éventuel !) futur congrès. Elles partent de celui-ci enchantées de l’accueil qui leur a été fait. Elles y ont trouvé la véritable dimension humaine et fraternelle que l’on est en droit d’attendre d’une organisation syndicale de salariés.

L’organisation de la table ronde du mercredi 11 les a enchanté. L’idée de son élargissement est à creuser. Au chapitre des regrets, elles souhaiteraient une amélioration des séances plénières qui suivent les commissions, y trouvant trop de redondances qui ne participent pas pour autant à plus de clarté dans les débats.

En ce qui concerne le lieu du congrès, et ce, en dépit d’un exceptionnel mauvais temps, elles louent toutes les deux la beauté du lieux, la qualité de l’accueil, la gentillesse et la patience du personnel du centre.


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